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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Rats d'égouts (et des couleurs)

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MessageSujet: Rats d'égouts (et des couleurs)   Lun 6 Oct 2014 - 23:56

On vient d'ici...

Il faut un moment pour qu'elle retrouve une perception.
Pas une perception normale, non. Juste la possibilité d'entendre et de sentir. Voir, elle n'essaye pas tout de suite : l'impression que son cerveau va fuir par ses yeux est un peu trop présente.

Elle se sent brinquebalée de ci, de là, avec une curieuse douceur. Elle entend des jurons prononcés à mi-voix, qui semblent venir de très loin. Ou alors, c'est l'écho qui fait ça. L'odeur d'eau croupie est assez saisissante, et parfois comme un relent de cadavre vous prend à la gorge et son porteur accélère.

...

Son porteur ?

Son dernier souvenir, c'était le serpentaliste qui prenait un pied du tonnerre, et là... On n'est plus au bar, pour sur.
Elle ouvre un œil prudent : si elle a été prise par le méchant, faire la morte semble être un plan. Le seul, en fait.

Non, c'est pas le mentaliste léché, c'est l'autre qui a promis de la tuer. ... Alors pourquoi il l'emmène ? Il veut faire le boulot lui-même ? La Valkyrie n'est pas loin de l'avoir saumâtre.

Eh bien, qu'il la porte, na. Elle sera moins crevée quand elle devra fuir.

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MessageSujet: Re: Rats d'égouts (et des couleurs)   Mar 7 Oct 2014 - 13:09

« Quand j'aurai les trois quarts du corps dans la tombe, je dirai ce que je pense des femmes et je rabattrai vivement la dalle sur moi ! » - Léon Tolstoï


La fuite a été plus simple que prévu. C'était comme si on l'avait laissé filer volontairement, avec la Valkyrie sur le dos. L'autre cicatrisé devait être trop rancunier pour que des NODs lui mettent la main dessus. Il aura sans doute sa revanche, mais pas maintenant. Toute cette histoire était dingue. C'était à s'en taper la tête contre les murs, à ne plus pouvoir en dormir. Tandis qu'il marchait à travers le dédale de tunnels et le réseau important d'égoûts, il se remémorait toute cette soirée et cette nuit. L'Opéra, la Valkyrie, Nina Simone, le Bar, Shakspeare, la Baston et la fuite. Heureusement qu'il était suffisamment blindé nerveusement, sinon il aurait pu craquer. A chaque intersection, il sortait son zippo pour trouver une inscription sur le mur, lui donnant le bon chemin. C'était chiant et long, et lui il fallait faire tour le tour pour atteindre Le Mirail. D'un pas lourd, il traînait la Valkyrie sur son dos, entre les rats, la puanteur et le silence. Un peu de silence, ça ne peut faire que du rien.

Quand je pense que je devais simplement faire péter cette merde...

Il s'arrêta un moment à un carrefour, regardant à gauche et à droite plusieurs fois, avant de prendre sur la gauche. Il connaissait plus ou moins l'endroit, ce qui lui permettait d'aller dans une diretion qui lui semblait familière.

Tu verras, ce sera une mission simple. T'as juste à faire péter un truc. Tout va rouler. Sombre connard va...

Murmura t-il, alors qu'il semblait voir le bout du tunnel. Disons pas des égouts, mais du tunnel. Une sorte d'avant-poste, quelques insurgés entrain de faire une partie de carte autour d'un feu. L'un d'eux se leva et reconnu Guinea. Il dégagea le passage pour qu'il entre à l'intérieur du périmètre. Avisant un lit, si on peut appeler un lit un socle en métal rouilé avec un vieux matelas dessus, c'est là qu'il posa K-Cendre, rabattant un de ces bras branlant. Il souffla, s'étirant légèrement, étant pris à partie par l'un des gardes, désignant du doigt la Valkyrie.

Elle, qu'est ce qu'elle fout ici ?
C'est une longue histoire, j'ai eu pas mal d'emmerdes sur le ret...
Je m'en cogne, pourquoi tu ramènes ta pute à frange ici ?
Elle sait que j'ai fais péter l'Opéra. Et on a été pris en traître par un mentaliste qui a faillit la buter. Tu voulais que je fasse quoi ?
La tuer, comme tu l'as toujours fais !
Je deviens vieux, j'en ai marre de ces conneries.

La discussion se poursuivit pendant cinq bonnes minutes, avant que Guinea ne décoches une droite à la face du garde et ne sorte son couteau, encore plein de sang, histoire de dissuader les autres de faire les mâlins. Ils ramassèrent leurs potes et se remirent à leur partie de cartes, comme si rien ne s'était passé. Il retourna une caisse pour s'asseoir à côté du lit, attrapant sur une espèce d'étagère une bouteille rempli d'un liquide transparent, sans doute de la liqueur. Il l'ouvrit, sentit le truc, fit une drôle de mine et bu une grosse gorgée, faisant encore une autre grimace. Repose la bouteille et attrape un morceau de vieux journal, nettoyant son couteau. Couteau plein de sang de l'autre balafré à la con. Il aurait dû le saigner comme un porc, plutôt que de lui laisser une chance de s'en sortir. Fait chier. Tout ça dans la précipitaion.

Petite fleur des champs, t'as de la chance que j'ai encore un semblant d'humanité.

Lança t-il, en rangeant son couteau à l'arrière de son jean.

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MessageSujet: Re: Rats d'égouts (et des couleurs)   Mar 7 Oct 2014 - 13:29

Ca sent le feu de bois, et il ralentit. Elle se retient de resserrer ses bras autour du cou de l'homme quand il la dépose -presque doucement- sur quelque chose qui ressemble à un lit. Elle entrouvre les paupières pour voir où elle se trouve : dans un genre de "no man's land" souterrain, entourée d'hommes patibulaires.
Elle frissonne.
On ne prépare pas à ça, quand on forme une Valkyrie. On leur dit pas comment faire en territoire sinon ennemi, du moins hostile.

Elle se tend quand l'homme prend Guinea à partie, jusqu'à ce que ça se règle à coup de poing et que son... sauveur à plus d'un titre vienne se poser à côté d'elle, à une distance tout à fait confortable.

- Petite fleur des champs, t'as de la chance que j'ai encore un semblant d'humanité.

Sans bouger, elle rouvre lentement les yeux, les posant sur l'homme avec gravité. Les pupilles dilatées ont un peu de mal à accommoder, mais on ne peut se tromper sur le sourire qu'elle fait : elle est soulagée. Reconnaissante. Avec son pull couvert et le bas de son visage couvert de sang, ça fait un peu peur.

Elle s'assied lentement, portant une main à sa tête en grimaçant, laissant battre ses pieds dans le vide.

- Merci. ... Enfin... Vous m'avez pas emmenée ici pour me tuer lentement, me vendre à un réseau de prostitution, me faire torturer pour avoir des informations ou d'autres choses auxquelles je ne pense pas, pas vrai ? Parce que si c'est le cas, vous ne parleriez pas d'humanité...

Elle s'essuie le nez avec une manche, semble surprise de la trouver pleine de sang, soupire.

- J'ai été bête. J'aurais du repérer qu'il n'était pas net. Mais à ce point...

Elle jette un œil inquiet aux hommes qui jouent aux cartes, baisse encore la voix, se penchant vers Guinea :

- Où sommes nous ? ... Et... Qu'est ce qu'on fait maintenant ? Je peux rentrer chez moi ou je suis... prisonnière ou quelque chose d'assimilé ?

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MessageSujet: Re: Rats d'égouts (et des couleurs)   Mar 7 Oct 2014 - 16:57

« Quand j'aurai les trois quarts du corps dans la tombe, je dirai ce que je pense des femmes et je rabattrai vivement la dalle sur moi ! » - Léon Tolstoï


En fait il n'arrivait pas à s'en remettre. Tout avait été calculé au poil et faut que ça se gâte, encore une fois. Il devrait penser à changer de boulot. Peut-être se faire repucer et faire comme tout le monde, un boulot chiant et incipide, plutôt que de passer du temps à vouloir confectionner des objets débiles qui pètent à la gueule de tout le monde. Elle se relève, il la regarde. Il se tourne vers les guetteurs et leur barragouine un truc, incompréhensible. Un geste de la main, il se lève. Fouille dans une pseudo armoire murale, sort des compresses, du coton et de l'eau. Vient se rasseoir sur son morceau de caisse, imbibant le coton d'eau, s'approchant en tenant la tête de K-Cendre en arrière.

Arrêtes ton catéchisme de première de la classe, c'est chiant. Ici, il n'y a pas de fous furieux qui te tueront en te regardant, pas de trucs asceptisés complètement débile. Ici tu vas trouver des gens qui fument, boivent, chantent, rédigent des prospectus, croient en Dieu ou non. La prostitution, c'est un peu le boulot pour lequel t'es formaté, je te signale.

Il marque un temps d'arrêt, en se rendant compte qu'il à dit des trucs qui se disent pas. Il passe le coton sur son menton et ses lèvres plusieurs fois, pour enlever le plus de sang possible, répétant plusieurs fois l'opération pour qu'elle soit propre. Puis, coupe une compresse en deux et le lui donne, pour qu'elle fasse cesser de couler le sang qui lui sort du nez.

Désolé, c'est pas ce que je voulais dire. Bien que techniquement, ça ressemble un peu à ça. Sauf qu'à la place de chanter, la nana écarte les cuisses. Alors tu vas me dire que c'est moins glamour, mais ça m'a l'air moins aliénant. Quoi que. J'ai toujours détesté qu'on s'en prenne aux femmes et aux enfants.

Elle lui lance un regard qui veut tout dire. Il lui fait signe de lever les bras pour qu'elle retire son pull plein de sang. Pendant ce temps, il enlève son manteau et retire son propre pull, le lui donnant.

Je sais ce que tu vas me dire. Je pose des bombes, donc j'ai déjà dû tuer des femmes et des enfants. Une fois, oui. C'était un dommage collatéral, ils n'auraient pas dû se trouver là. Ce soir, l'explosion n'a fait partir en cendres que des grosses légumes qu'on pistaient depuis un moment. Des escrocs, des porcs, des macs. La grande société de Novlangue quoi.

Il se lève pour remettre son manteau, attrapant les morceaux de cotons pour les mettre dans ce qui ressemble à une poubelle. Fouilles un peu pas loin de lui et demande si il serait possible d'avoir un truc à manger. Un des gardes lui balance quelque chose, il l'attrape au vol. C'est une pomme. On a connu plus fameux comme repas. Il la frotte légèrement et passe un peu d'eau dessus, la donnant à la Valkyrie.

Mange un truc, ça ira mieux ensuite. Quand à l'autre connard, n'en reparlons pas. De toute façon, si tu n'avais pas chanté, il aurait certainement pété une pile avec ce que je lui envoyais dans les dents, héhéhé.

Sourire niais à la con, il aurait pu y rester.

Vous êtes très gente damoiselle dans ce que l'on nomme le Mirail 31. Superbe lieu où survit encore ce que l'on nomme 'civilisation' et 'société humaine', avec ces plaisirs, ces vices et tout ce qui va avec. Vous n'êtes ni prisonnière, ni captive. Cependant, au vue des récents évènements de cette nuit, je ne vous conseillerai pas de ressortir d'ici avant quelques jours, le temps que tout se tasse. Non seulement vous allez être soupçonné de complicité à un insurgé, d'avoir attenté à la vie d'un agent de l'Etat et vous serez tellement cuisiné violemment qu'à mon humble avis... Il n'y aura pas que votre nez qui pissera le sang la prochaine fois.

Il était redevenu sérieux sur la dernière phrase, changeant radicalement de ton dans sa voix.

Cela dit, si tu tiens absolument à ressortir, il y a une sortie à dix minutes à pieds pas loin d'ici. A toi de voir. En attendant, considères toi comme mon invité.

Il se redressa, poussant la caisse du pied par la suite, lui tendant sa main pour qu'elle puisse se lever.

Ah au fait : Bienvenue chez les humains !

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MessageSujet: Re: Rats d'égouts (et des couleurs)   Mar 7 Oct 2014 - 18:52

Elle le regarde venir avec ses compresses et continue de se rasséréner : on ne tue pas quelqu'un après l'avoir soigné, pas vrai ? Et quand il la débarbouille à gestes étonnamment doux pour un type avec son allure, c'est comme si elle perdait 15 ans et laissait les adultes s'occuper de tout quand ça n'allait pas : elle ferme les yeux et il se pourrait même qu'elle sourie un peu.

Du moins jusqu'à ce qu'il la traite de putain. Guinea peut sentir l'épaule frême se tendre sous ses doigts, et la jeune femme lui lance un regard glacé sans équivoque en lui arrachant la compresse des mains.

- Je ne vends pas mon corps. J'ai le choix du client. La seule chose qui m'aliène c'est ce machin dans mon cou, qui peut me rendre beaucoup moins charmante. Mais je ne suis PAS une pu...rostituée. ... Je suis pas modifiée comme les NOD, ni déglinguée comme les Mentalistes. J'ai un pouvoir sur les gens, et... ? Vous en avez aussi, vous, avec vos bombes.

Elle enlève rageusement son pull et le laisse tomber au sol, laissant voir une peau crème et un soutien-gorge bleu le temps d'enfiler le pull de Guinea. Entre sa moue boudeuse, son nez tout rouge, son pull trop grand, sa jupette et ses grosses chaussures, elle a l'air à peine adolescente.

Dans le même ordre d'idée, elle manque visiblement de refuser la pomme, mais elle prouve qu'elle n'est pas une ado mais une adulte en l'acceptant finalement, même du bout des lèvres et en baragouinant un remerciement.
Elle suit ensuite avec un air intéressé les explications de son compagnon, frissonnant un peu.

- ... Il va vouloir nous retrouver, pas vrai ? ... Ce qui est embêtant, c'est que je donne des concerts, moi. A dates fixes. Alors je dis pas que je suis très connue, mais s'il veut me trouver, il peut.


Elle le regarde intensément.

- Je crois bien que je vais accepter votre invitation. Parce que sinon... ça va mal finir pour moi, pas vrai ?


Elle regarde autour d'eaux, prend la main de Guinea pour se relever, la garde dans la sienne, relevant la tête pour regarder l'homme sous le nez.

- Mais si vous nous comparez encore une seule fois aux prostituées, jamais plus je ne chanterai pour vous. ... Et jamais vous ne me verrez dans mon costume de scène. .... Vous me faites visiter, alors ?

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MessageSujet: Re: Rats d'égouts (et des couleurs)   Mar 7 Oct 2014 - 20:17

« Quand j'aurai les trois quarts du corps dans la tombe, je dirai ce que je pense des femmes et je rabattrai vivement la dalle sur moi ! » - Léon Tolstoï


C'était rien qu'une petite maladresse. Logiquement, il garde ce genre de trucs pour lui. Là c'était plus fort, il fallait bien qui lui dise ce qu'il pensait. Cette défense de sa propre exploitation était touchante, mais il était là de devoir mener des débats philosophiques sur des concepts qui n'intéressaient personne et ne menaient à rien. En fait, c'était juste une manière de se faire détester. Il cherchait à mettre un cloisonnement entre eux. Avec ce qu'il faisait, ce n'était tout simplement pas possible de pouvoir avoir des sentiments, ni d'en rechercher. Trop grand. Trop compliqué.

Tu peux chipoter sur les mots. Tout le monde sera d'accord avec moi ici. Désolé encore. Pour le truc dans ton cou, tu demandes et t'en a plus. Bon par contre ça peut créer des effets secondaires. Genre altèrement de la personnalité, modifications physiques, perdre un oeil...

Ouais ouais. Continue de lui foutre le cafard, t'as raison. C'était ce qu'il était entrain de se dire quand il venait de finir sa liste. Evidemment qu'il portait pas un bandeau sur son oeil gauche pour faire plaisir, ni pour se donner un style.

Moi je n'ai aucun pouvoir sur les gens, juste celui de leur raccourcir la vie. Toi t'as un pouvoir, meurtrier. Avant on se pressait dans les Eglises pour soulager notre misère. Maintenant on va te voir chanter pour oublier la misère de tout les jours. Nommes ça comme tu voudras ; Mais pour paraphraser un type bien plus barbu que moi, tout ça c'est "l'opium du peuple".

Il lui dit ça en la regardant, pour qu'elle essayes de comprendre un peu. Mais c'est compliqué quand tout ce qui nous rattache à la vie, est ce que l'on donne aux autres. L'on croit bien le fait, mais en fait ça ne l'est pas. De toute façon il n'avait pas les mots pour emballer dans un paquet tout rose ce qu'il pouvait penser. Tout sortait spontanément, sans aucun recul. Quand elle pris sa main, il la regarda un instant sans rien dire. Puis d'un geste protecteur, enroula ses bras autour d'elle pour la serrer contre lui. Il faisait ça par automatisme, sans comprendre pourquoi. Comme si ça se faisait fut un temps, comme si il l'avait déjà fait. Curieuse sensation d'un temps perdu.

Tu n'as pas besoin de ça pour être charmante ou pouvoir vivre. Tu peux chanter sans être une drogue. Tu peux être libre. Je sais, ça fait peur. Tu as l'impression de te retrouver comme une poule face à un renard, sans moyen de de défendre. S'agit de dignité enfin de compte.

Guinea parlait trop. Il commença à marcher pour atteindre un autre checkpoint qui devait se trouver non loin d'ici. D'un geste de sa main libre, il salua les gardes qui se trouvaient là, mais ces derniers étaient trop occupés à jouer aux cartes. Bnjour la gueule de la surveillance. Ils durent enjambés plusieurs fois des conduits, des trous dans le sol. Cela leur faisait perdre du temps. S'arrêtant, il se pencha légèrement et fit signe à la Valkyrie et monter sur son dos, afin de progresser plus rapidement.

Oui. Toi pour te faire souffrir jusqu'à la mort et moi pour me péter le nez comme j'ai du lui péter le sien. Oh et aussi sa cuisse, mais ça c'est pas moi, c'est mon couteau. Ecoutes, je me doute bien que t'as une vie réglée comme du papier à musique, mais là c'est un peu compliqué. Je te conseille de rester là maximum une journée, le temps que ça se calme.

Et ils continuèrent à marcher, encore et encore. Ils passèrent de nouveau un chekpoint, puis un deuxième. C'était plus long qu'il le pensait, enfin de compte.

Tu chanteras peut-être plus pour moi, je ne te verrai peut-être plus dans ton costume de scène, mais si tu continues à dire que tu vas finir découper en morceau, je me casse et je te laisse dans ce dédale seule. Et t'expliqueras à la prochaine patrouille ce que tu fais là. Si ils te laissent le temps de parler. On est d'accord ?

Puis enfin, le bout des dédales. Pour lui, ça faisait une éternité qu'il était entrain de marcher. Il redeposa la Valkyrie sur le sol, ferme cette fois-ci, en lui montrant de là où ils étaient, plusieurs endroits clés du quartier des Insurgés. Puis ils descendirent un escalier en pierre, signifiant qu'ils avaient quitté une fois pour toute, le réseau des égouts. Marchant à côté d'elle, il la laissait flaner et découvrir ce qu'elle voulait. En espérant qu'elle n'attire pas trop l'attention sur elle, si possible.

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MessageSujet: Re: Rats d'égouts (et des couleurs)   Mar 7 Oct 2014 - 23:44

"Tu peux chipoter sur les mots. Tout le monde sera d'accord avec moi ici. Désolé encore." L'homme peut la voir pâlir et reculer légèrement à ces mots. Puis carrer des mâchoires. Et se tenir plus droite.

Comme s'il avait été le premier à la traiter de pute, franchement. A croire que son rôle -donner du plaisir- la remettait au rang de poupée. A vouloir profiter de ça, éventuellement. Mais son don, son pouvoir, elle l'a toujours eu, parce qu'elle est née comme ça. Rien pourra le lui enlever, même pas leur chirurgie à deux balles. Avec ses mots, il la condamne à n'être qu'une sous-merde, est-ce qu'il s'en aperçoit ? Est ce qu'il peut voir la vague grise de désespoir qui la frappe et la fait suffoquer ?

Faut croire que oui, parce que l'instant d'après il la serre dans ses bras et, même si au départ elle l'a repoussé de toutes ses forces -bordel, pas moyen que ce con qui lui fait plus mal au coeur que l'ensemble des gens qui lui ont fait mal ces dernières années s'en tire avec un câlin !- au final, et avec un sanglot, elle a enfoui son nez dans le cou de l'homme et noué ses bras autour de ses reins.

Connard.

Il l'emmène, et elle est trop bouleversée, hagarde pour faire des commentaires ou même suivre le chemin des yeux. Elle est fatiguée, pas physiquement, non... moralement. Son système de valeurs demande un reboot.

Et voilà qu'il l'invite à le chevaucher ! K-Cendre a un léger sourire à sa propre formulation, s’accrochant au large dos de son compagnon comme un sapajou et posant son menton sur l'épaule de Guinea. Il marche plus vite comme ça, c'est un fait. Elle sent les muscles de l'homme rouler contre son corps, et elle se détend peu à peu.
La nouvelle engueulade la prend de court.

- Mais... Je dis plus rien depuis au moins 5 minutes ! Vous ne croyez pas que vous exagérez un peu non ? ... Et puis... Je crois que je ne vous crois pas. Vous êtes le genre de gars à ramasser le clébard tout amoché et à lui donner à manger en bougonnant, en disant qu'il faut pas s'attacher. Et qui finit par attendre le bestiau tous les jours et par lui donner un nom. En ronchonnant toujours. ... Enlever la puce, ça vous a viré un œil, pas le cœur, hein ?

Enfin, ils arrivent au bout des égouts. Il était temps : K. se demandait combien de temps encore il allait pouvoir la (sup)porter sans flancher. Elle regarde autour d'eux.

- Wow. ... Et si je vous invitais à boire quelque chose ? Ça me permettrait de me remettre les idées en place, voire de... trouver un truc pour tenir ici en attendant de rentrer ? Il y a un pub, là.


Elle prend la main de Guinea et l'attire vers le Murphy's.

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