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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 [One Shot] Si Johnny a trois pommes et que moi j'en ai qu'une...

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MessageSujet: [One Shot] Si Johnny a trois pommes et que moi j'en ai qu'une...   Ven 17 Oct 2014 - 15:59

« L'argent est plat pour être empilé. » - Proverbe Ecossais

Retour dans le Mirail 31, après une nuit fortement agitée, sans doute la plus agitée qu'il est au à passer ces dernières années. Il a frôlé la mort et est passé dans le côté abstrait des choses. Ce qui le dépassait tant philosophiquement, que métaphysiquement. Cette histoire lui trottait dans la tête et il se demandait si il allait pouvoir savoir si tout ceci, était une fantaisie ou non. Quoi qu'il en soit, il avait laissé Strazar à ses bricolages avec son nouveau jouet volant, pour que lui puisse partir à la cueillette. Plus précisément, allez faire ces emplettes.

Pour ce faire, il fallait travers des zones inondés des anciennes stations de métro, surveillés par d'interminables points de passages et des fouilles au corps, pour savoir si l'on ne dissimulait rien de compromettant. Guinea était un habitué, il connaissait cet endroit depuis qu'il s'était bâti. Il connaissait la propriétaire, ainsi que ceux qui y travaillaient. Enfin, si l'on peut appeler ça un travail. La Winston Smith Station était réputée pour être l'endroit le plus sordide de toute le Mirail, car l'on pouvait s'y faire arnaquer facilement, trop facilement. Tout était disponible à la vente, même les plus interdites. De quoi attirer des convoitises, voir même plus. Avoir la tête froide, voilà ce qu'il fallait en venant ici.

L'entrée, quelques mains serrés et quelques mots échangés. Toujours les même rituels, à chaque fois qu'il venait ici. Il connaissait chaque recoin de cet endroit, les yeux fermés il pourrait s'y aventurer. La chose la plus dangereuse, n'était pas ce qu'on y vendait, mais la personne qui tenait tout cet endroit. Une femme plus burnée que l'ensemble des hommes qui circulaient dans le Mirail 31. Le genre de nana qu'on ne traîne pas dans son lit sans se retrouver avec les valseuses en moins. Guinea l'appréciait, mais entre eux, c'était une saine rivalité. Celui qui arriverait à faire toujours plus que l'autre, n'importe quand, n'importe où. Un jeu de mômes qui ont besoin de se prouver leurs virilités. Il leva les bras au ciel quand il l'appercut et elle fit de même. Sortant de l'arrière du comptoir, ils se prirent dans les bras. Quelques familiarités échangés, avant de rire.

- Qu'est-ce que je peux pour toi ?

- La même chose que les fois dernières, tu sais très bien pourquoi est-ce que je viens ici.

Lui dit-il, en sortant de sa poche une petite liste griffonnée au crayon, sur ce dont il avait besoin. C'est là qu'il faisait le plein de tout ce qu'il avait besoin, pour pas grand chose. Produits d'entretiens, mécanismes divers, armes au rabais, produits chimiques et autres solutions à manipuler avec précaution. Cependant, son hôte semblait sur la fin de la liste, tirer un peu la gueule. Elle leva ses yeux vers lui, en faisant la moue.

- Tu veux faire quoi avec tout ça ?

- Depuis quand tu poses des questions rhétoriques toi ?

- Plus sérieusement, t'as besoin de tout ça pour faire quoi ?

- Si t'es gentille, je te ferai voir. Mais maintenant, va me chercher ce dont j'ai besoin s'il te plaît.

Guinea accentua sa phrase d'un léger geste de la main, comme pour qu'elle commence à chercher ce dont il avait besoin. Croisant les bras, il s'approcha de manière innocente d'un des étalages, où se trouvaient des armes. Regardant à gauche et à droite, il se décida à prendre l'un des flingues qui étaient posé là, avec une petite étiquette indiquant le prix. Il écarquilla les yeux en voyant le coût, préférant reposer l'arme avant de dire des conneries. S'aventura dans les autres étalages, il fut distrait par le retour de la patronne, qui déposa tout ce qu'il souhaitait sur le comptoir.

- Il y a tout mon petit Guinea !

- Je ne crois pas. Depuis quand t'essayes de me la faire à l'envers, Molly ?

- Il y a des articles qui sont en rupture de stocks, comme tu t'en doutes.

- Te fous pas de ma tronche. Si t'es capable de vendre de la merde à des badauds qui sont naifs, cela te regarde. Mais ça ne marchera pas avec moi. J'ai besoin du duplicant 3D et je sais que tu l'as pas foutu en l'air.

- Il va falloir réévaluer le prix alors...

- Et si je te colle mon pied au cul, il va se passer quoi ?

- Voyons mon petit Guinea, il y a autre chose que t'aimerai mettre à la place, non ?

- Tu m'emmerdes. Files moi le duplicant 3D ou je te promet que je fais fuir ta clientèle, juste en montrant que les armes que tu vends là bas, ELLES NE FONCTIONNENT...

Il n'a pas pu finir sa phrase, Molly lui ayant baillonné la bouche avec sa main, d'un geste rapide. Presque gênée, elle lança un mauvais regard à Guinea qui sourit à son tour, d'un air triomphant. Fallait faire de l'intox et ça allait marcher. Quelques instants plus tard, elle revint avec le duplicant 3D, le posant sur le comptoir en tapotant dessus.

- Tu veux toujours rien me dire ?

- Tu t'y connais en tactique de guérilla urbaine ?

- Tu te fous de moi là ?!

- Non, ce qui veut dire que tu ne sais pas. J'en ai besoin pour relier des brochures que je compte distribuer. Molly, toi tu comptes ton fric et moi j'essaye de bâtir une armée. Si possible, essayons de rester bons amis.

Il attrapa sur le comptoir ce dont il avait besoin, avant de sortir de sa poche un fouille de pièces métalliques et quelques morceaux de papiers, que l'on nommait argent. Vieux procédé archaique qui continuait à permettre même dans la misère de beaucoup, d'en enrichir certains et certaines.

- Un jour, faudra que tu rendes tout cet argent à ceux et celles à qui tu l'as volée Molly. De toi à moi...

- Je tiens une boutique. Toi tu fais la révolutionnaire. Nous n'avons pas la même façon de survivre. Gardes tes prêches de partageux pour tes potes piliers de comptoir.

- Molly... Tu sais qu'un jour je te tuerai ?

- Pas tant que tu auras besoin de te ravitailler ici mon petit.

- ... D'accord, on va dire que t'as gagné pour cette fois.

Il débarrassa le plancher aussi vite qu'il était venu, en faisant un léger signe à la patronne, devant se trimballer l'ensemble du matos qu'il venait d'acheter. Plus il était loin de cet endroit, mieux il se sentait. Cependant, il ne pouvait pas faire que de la récup' sans arrêt, il lui fallait faire des sacrifices. Mais un jour pensa t-il, les rôles s'inverseraient. Ce jour là, il pourra se foutre de la gueule de Molly. Riant légèrement, il quitta les rames de métro pour se diriger jusqu'au coeur du Mirail 31 et regagner son atelier. Guinea avait du pain sur la planche et des cadavres à étudier.

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« La révolution c'est comme une bicyclette : quand elle n'avance pas, elle tombe. » Eddy Merckx Che Guevara

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