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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Je suis vraiment nul en titre.

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MessageSujet: Je suis vraiment nul en titre.   Jeu 15 Jan 2015 - 22:17

J'ai volé ce putain de disque dur !
C'est juste dommage pour le coup de couteau.

J'ai avalé le truc, au cas où mes poursuivants me rattraperaient. Mes collègues pourraient le retrouver sur mon cadavre pendant mon autopsie au moins. Parce que mon espérance de vie est assez faible là. Comme j'étais infiltrée, je portais pas ma chouette armure de power ranger dépressif pour mouler mes miches dans du kevlar. C'était un risque à prendre, maintenant j'suis en train de saigner tout ce que je peux entre mes doigts crispés sur mon ventre, un peu en dessous des côtes. Le mec a qui j'ai forcé de révéler où était le disque dur s'en est remis assez vite pour aller le raconter à un petit copain, et maintenant une meute d'insurgés me poursuit. Je sais même pas ce qu'il y a précisément là dedans, je pensais avoir le temps de le lire au calme après m'être pris un énième rail.
J'en suis à un stade où je vois plus grand chose, je me contente de galoper en laissant une piste de sang frais derrière moi, en rebondissant dans les ruelles dégueu de Chinatown. Je me casse la gueule dans des connards de cartons laissés par des abrutis qui mériterait de mourir et m'écroule lourdement sur la passerelle métallique. Ça sent l'urine qui décante et la bouffe asiatique trop fris. Je reste un moment les yeux dans le vague en bavant, complètement sonnée. J'écoute les battements frénétiques de mon cœur résonner dans mes oreilles. La pauvre bête risque de me lâcher, parce qu'on devrait jamais faire deux choses à la fois. Avoir une hémorragie et être défoncé au speed, par exemple.

Je me redresse péniblement sur mes genoux en collant troué, réfléchissant à la suite des manœuvre. Me traîner quelque part, attendre que ça se tasse en s'occupant de la plaie... et derrière moi quelqu'un.
Sans savoir comment je fais, je me redresse debout et envoie à l'homme un coup de pied dans les couilles tellement fort que ça pourrait lui avoir brisé le pelvis. Mes bottes sont coquées quand même. Le mec s'écroule. Je sais pas si il me voulait réellement du mal à la base mais j'ai pas l'humeur à contenir mes tendance paranoïaques. Cet événement me redonne l'énergie nécessaire pour reprendre ma course. Néanmoins ma foulée se transforme assez vite en boitillements pénibles à voir. Je m'écroule dans une impasse, derrière des conduits de ventilation, devant une grille que j'arriverais jamais à escalader. Je ressens l'excitation artificielle de la drogue, mais y a plus rien qui veut bouger. J'ai super peur. Je rampe pour m'adosser au mur. Je sue acide tellement je flippe. C'est horrible de plus pouvoir bouger quand quelqu'un veut te tuer, et là j'suis vraiment en plein dedans.
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MessageSujet: Re: Je suis vraiment nul en titre.   Jeu 15 Jan 2015 - 23:56

La saison est sinistre en ce moment. La nuit n'en finit plus, le soleil glacial et le froid poisseux. Tellement que mes cheveux collent mon crâne. Au moins je ne détonne pas dans ce quartier miséreux. Tout est cheap ; les bouibouis qui servent à grailler, les fringues, les gens. Même le gras sent l'occasion. Ça sent l'Huile cuite et recuite et la bouffe infâme. Même la voler relève de la bonne action.

Toujours est-il que je "m'intègre" au quartier. Je vis comme eux, et là je crèche même sous des cartons. Bien empilés c'est plus confortable que ça en à l'air.

Enfin l'heure progresse, le quartier s'apaise.. façon de parler. Quelqu'un vient de percuter mon abri, visiblement il ne s'en est même pas rendu compte. Enfin elle. Vu la dégaine c'est une gonzesse qui n'est pas du coin.
Petit à petit mes yeux s'accoutument à la nuit. Elle est dans un piteux état, elle claudique en gémissant puis tombe à genoux. Une seconde plus tard je suis derrière elle. Elle a l'air jeune, j'ai pitié. Je me revois plus jeune, solitaire à la poursuite d'une quête invraisemblable. Peut-être est-ce son cas.

- Aoutch.

Elle a visiblement de la ressource en stock. Je m'écroule, elle s'enfuit.
C'est dans ces moments là qu'on remercie Dame Nature de nous avoir oublié certains... attributs. Ça fait un mal de chien.
Je me relève péniblement et continue de la suivre, elle n'ira pas loin, son pas ralenti et son souffle raccourci. J'attrape un pavé qui traîne par là, m'approche et l'assomme. Sans préavis.

D'abord elle l'a mérité. Ensuite si je veux vraiment l'aider, je n'ai pas le choix, éveillée elle est certainement trop hargneuse pour se laisser faire.


Alors je la planque, pendant deux jours elle dors ou divague. Je panse sa blessure avec des bandes de tissus récupérés ça et là, et nettoyés du mieux possible. J'essaie même de la faire boire -de l'eau que croyez vous ?- pour éviter la déshydratation, mais elle dégueule automatiquement. Ça pue en plus, la quartier n'avait pas besoin de ça.

En revanche, j'y ramasse quelque chose d’intéressant, un disque dur ou une puce, pour qu'elle l'ait avalé ça doit avoir son importance. Je ne sais pas qui elle est, mais je le garde. C'est mon ticket de sortie.
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MessageSujet: Re: Je suis vraiment nul en titre.   Ven 16 Jan 2015 - 0:35

Un des pires réveils de ma vie. Sobre, déjà. Ça m'arrive pas souvent. Je tremble et j'ai mal, quoique la faiblesse atténue pas mal le truc. Où est ce que j'suis ? Ça pue abominablement, l'air est humide et lourd de moisi. J'ai froid. J'ouvre les yeux.
J'aurais pas dû.

J'suis encore pas mal sonnée de fièvre et du coup que je me suis pris à la tête, mais j'suis quand même assez lucide pour flipper. J'suis dans un état misérable, sous des cartons posés contre des merdes avec un... quelqu'un. Soit c'est un adolescent avec des problèmes d'hormone, soit c'est une gonzesse qui prend de la testostérone – rigole pas j'en ai vu - , soit... enfin il y a quelque chose qui va pas. En tous cas l'être est sale, probablement mal nourri et semble à peu près de mon âge, mais en un peu plus usé. C'est ça qui est curieux, la différenciation sexuelle c'est fini à cet âge là normalement. Je m'inquiète brièvement de ma vertu, vu les circonstances, mais sentir mes fringués soudées à ma peau par la crasse me rassure.

J'essaye de me redresser sur mes coudes, première fois que je bouge depuis mon réveil – mis à part les tremblements. C'est pas un grand succès. Me faudrait un rail... mais sans me tuer, vu l'état de délabrement. Bah juste un petit peu alors. Mais l'autre clodo va pas me laisser faire tranquille à tous les coups. Il voudra voler ou j'sais pas, et j'aurais du mal à l'en empêcher. Faudrait qu'il aille se balader plus loin. J'peux lui parler pour savoir ce que je fous là aussi et pourquoi je suis pas morte, ce qui est une question qui peut légitimement se poser, maintenant que j'y pense. Faudrait que je priorise mieux quand même.

- Grnf.

J'ai la gorge sèche, ça galère un peu à partir. Je tousse.

- Kesske j'fous là. Où chuis. Je grogne des trucs indistincts pour masquer un moment de faiblesse. Qui t'es toi.

Je penche la tête et avance une main tremblante vers mon ventre. Je soulève mon débardeur crasseux pour dévoiler un tas de tissus d'une propreté douteuse et pleines de sang. Des tentatives de soin. Que ça soit fait par philanthropie, j'y crois pas une seconde. Je sais même pas ce que ça veut dire.
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MessageSujet: Re: Je suis vraiment nul en titre.   Ven 16 Jan 2015 - 18:06

Après avoir errer quelques heures en vue de trouver une bonne cachette pour ce dieu sait quoi qu'elle avait cracher, j'étais de retour à l'endroit ou je l'avais planquée.

Le voisinage s'agite, et elle aussi. Le réveil n'allait pas tarder. Après deux jours à veiller, il était temps, je commençais sérieusement à avoir besoin de sommeil. Quelque soit la position adoptée, mes muscles s'engourdissaient rapidement.

J'avais quand même pris le soin de manger. Non pas que j'en avais particulièrement envie - c'est fou ce que les odeurs pouvaient vous retourner un estomac - mais je savais que j'en avais besoin. En revenant j'avais ramassé une miche d'un pain trop cuit pour être vendu, qui serait certainement utile à cette drôle d'oiseau.

Lorsqu'enfin elle se décide à ouvrir les yeux, je ne note que son air effrayé et perdu. Téméraire elle reprend très vite son rôle :

- Kesske j'fous là. Où chuis. [...] Qui t'es toi.

Je souris. Elle serait presque drôle essayant d'être hargneuse tout en tremblant comme une camée en manque.
Tiens, voilà qui expliquerait l'excentricité. Une camée ?! Je prendrais pas grand risque à le parier, même une main.

- Je m'appelle Aly, c'est moi qui t'ai cachée ici avouais-je sans me battre. Et toi t'es qui ? demandais-je en lui lançant le pain ramassé plus tôt.

Elle me regarde bizarrement. Non pas que ça me surprenne, je sais que les gens me jauge quand ils me croisent. Je sais quelles questions trottent dans sa tête. Mais je ne répond jamais. Je ne dois de réponse à personne. PERSONNE.

Elle renifle le pain comme pour y déceler du poison. Comme si ca pouvait être pire que tout ce qu'elle avalait.

- Pffffffffff. Sans en dire plus, j'en prend un morceau, croque dedans, le mâchouille et le lui rend.

Sans me remercier, elle se jette dessus comme un chien sur un os à moelle frais. Comme un chacal sur un cadavre.

N'ayant pas eu de réponse, j'insiste. - Et toi, qui es-tu ? Que t'est-il arrivé ?
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MessageSujet: Re: Je suis vraiment nul en titre.   Lun 19 Jan 2015 - 2:40

C'est un clodo bizarre. Enfin j'ai pas tellement de point de comparaison, contrairement à ce que tu pourrais croire je traîne pas tellement avec les clodo. Ils représentent pas une menace pour l'Etat, ils font que dormir, mendier et de la petite délinquance à la rigueur, pas mes oignons quoi. Et dans ma grille d'interprétation du monde y a pas « sauver des gens parce que j'aime ça » non plus. Bref, je sais pas trop par quel bout prendre son explication de la situation. Il m'a « cachée » ? Il était pas avec les types qui m'ont bousillé. On a plutôt une bonne mémoire de ce genre de détail dans mon secteur d'activité. Et si c'était un copain à eux, pourquoi pas m'avoir refilé ? Un autre mec de mon camp ? Ça a pas de sens, il m'aurait pas trimbalé sous un tas de vieux cartons.
J'examine le bout de pain qu'il – jusqu'à preuve du contraire je dirais « il » - m'a filé, moyennement convaincue par l'idée de manger. Plutôt soif et envie de pisser. Mais j'sais que, quelque part dans le fond, j'ai très faim, très très envie de calories dans le système et je le sais juste pas encore. On apprend à appréhender ce genre de situation de merde, à la longue.

- De l'eau ?

Ouais, parce que visiblement pendant ma chouette petite sieste par contre j'ai vomi, ou j'ai avalé de la javel. Quelque chose s'est pas bien passé en tous cas, et ça donne soif. Je suis vraiment dans un sale état. Je ramasse maladroitement une bouteille d'eau qui ressemble avoir beaucoup servi pur boire une eau d'une couleur douteuse. Je suis pas à un risque de septicémie près. J'aimerais tellement m'écrouler et mourir quoi.
Pourtant, je force mon cerveau fatigué à réfléchir. Savoir où je suis, pas me pisser dessus, prendre un rail et revenir vers une zone de repli. Nous autres on est des gens organisés, on envoie pas les copains aller voler des trucs à des gens dangereux sans leur prévoir un camp de base. En l'occurrence, une chambre d'hôtel louée pour l'occasion à trois pâtés de de tours d'ici. Faut aller là bas.
Le clodo me demande qui je suis. Il sait donc réellement pas qui je suis ! Je prend le temps de réfléchir à la réponse en dévorant le pain  presque sans mâcher. Le personnage est tout prêt dans ma tête, sa biographie aussi. Faut juste que les phrases se construisent péniblement.

- Brof... J'avale ce que j'ai dans la bouche. Oui ça marche mieux comme ça c'est vrai. Bah j'devais de la thune à des gens, pour euh... c'pas important. 'fin je l'avais pas la thune, quoi. C'est compliqué.

J'essaye d'avoir l'air un peu neuneu, inoffensive – vu l'état d'épave où je suis, c'est pas dur. Maintenant, gérer le rail. Une étape à la fois. J'annonce donc très élégamment, féminin, tout dans la grâce et la poésie :

- J'ai trop envie de pisser.

Je rampe et me tortille comme une otarie agonisante pour sortir de l'abri en carton sans tout détruire. L'air frais me redonne tout de suite un peu d'énergie. C'est en sortant du truc que je me rends compte à quel point ça puait là dedans. Un odeur de corps sales presque physique. J'ai aussi trouvé le moyen pour que ma sueur sente le produit pour déboucher les chiottes.
Je titube vers derrière des tuyaux d'aération, des tâches noires plein le champ de vision. J'ai le temps quand même d'admirer l'emplacement très bien choisi du clodo. Bien isolé, bien perdu dans un dédale de ruelles mal éclairées. J'ai pas à faire plus de dix mètres pour pouvoir me cacher. Parfait. Je gère la nature et de sniffer dans une cuillère une dose approximative en même temps, puis j'prends deux minutes pour m'en remettre. Tout monte très vite dans ma tête, j'ai l'impression qu'on m'enfonce des tas d'aiguilles dans le crâne. Puis ça passe. Je suis pleine d'une énergie artificielle.
Et là j'me rends compte du truc horrible.

Tout va très vite dans ma tête : j'ai vomi, donc le disque dur est probablement plus là. J'dois le trouver. Absolument. Je vais me faire tuer par mes collègues sinon. Le clodo doit être en train de s'enfuir avec, c'est pas hasard, ils l'ont envoyé. Paranoïa fulgurante. Je me vois me faire tuer par tous les camps. Je contracte des muscles qui ont aucun carburant pour le faire afin de me précipiter dans la maison du clodo et, oh étonnement, il est là. Oui c'est logique en fait. Si il voulait me tuer, ça serait déjà fait. Il doit vouloir me poser des questions avant. Putain c'est tellement vicieux comme plan. J'ai vraiment bien fait de me doper comme un cheval de course.
Je trifouille vite fait près de l'endroit où j'étais allongée avant de sauter sur le clodo. J'essaye vaguement de l'immobiliser, mais j'ai jamais eu moins la dégaine pour faire du judo que maintenant. Alors je me rabats sur le cran d'arrêt caché dans un étui de portable à ma ceinture. C'était vraiment une idée de défoncée le coup du judo.

- Il est où mon machin ? IL EST OU ? Le machin ! Le... truc. Ouh là c'est genre difficile là haut. Le système qui gère la parole part en couille. Je synthétise : RENDS LE MOI.


Dernière édition par Rain le Lun 19 Jan 2015 - 2:43, édité 1 fois (Raison : Vu l'heure du message, j'ai forcément besoin d'éditer mes conneries.)
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MessageSujet: Re: Je suis vraiment nul en titre.   Lun 19 Jan 2015 - 23:36

Non pas que je sois spécialement aimable tout le temps. Ou spécialement affable, m'enfin la politesse, c'est quand même un minimum ?

Je viens de passer 2 jours à veiller une crasseuse étrange, sa candeur est sauve, elle est en vie, à peine déshydratée et tout juste en manque. Mais j'ai même pas un merci. Ou un signe de la tête, un truc quoi. C'est quoi cette ingratitude, cette impolitesse. Même dans les bas fonds j'en vois rarement des pareilles. Voilà qui m'apprendra tient. Heureusement que j'ai besoin d'elle pour relier quelques éléments, sans ça je la tabasserai et laisserai dans un état pire que deux jours plus tôt, advienne que pourra.

Elle réclame une minute humaine, à boire toussa. Soit, m'enfin vu la loustic, je garde l'oreille tendue, elle serait fichue de me planter une lame dans le dos.

Même pas foutue de donner son nom. Jlui demande pas si elle est pucée, lobotomisée ou quoi. Juste son putain de nom. J'en deviens vulgaire en plus. Pfff.


Et te là voilà qui se poudre le nez, comme si j'entendais pas le reniflement à tout juste deux mètres de moi. J'imagine bien qu'elle ne veut pas que je sache, m'enfin, on a connu plus discrète. En plus si tout lui monte à la tête en une fois, qui sait ce que sera sa réaction. Je reste de dos, mais aux aguets, pour pouvoir partir en courant ou réagir vite selon ce qu'elle va tenter. Parce qu'elle va tenter quelque chose c'est certain.

- Aïe !

Tiens, je m'attendais à ce qu'elle déguerpisse, ou me balance un couteau, mais pas qu'elle me saute sur le dos.

D'un coup de hanche, je retourne la situation et la coince contre un mur tout proche. Désarçonnée elle se laisse désarmer et j'attrape son petit couteau.

- Bordel t'es qui ? Qu'est ce que tu caches ? Pour qui tu bosses ? dis-je en lui appuyant le couteau sur la gorge.

Remontée à bloc, elle n'a pas l'air apeurée et ne daigne toujours pas dire un mot. Elle tente vaguement de se soustraire, mais je la bloque. Mon visage n'est qu'à quelques centimètres du sien, je vois ses pupilles complètement dilatées, je sens le souffle chaud et fétide de celle qui vient de se réveiller après une cuite. Je la sens se crisper sous mon bras.

Elle n'a pas l'air de vouloir parler, elle fait l'effrontée sans peur et sans reproche, pourtant je sens qu'elle cède, que là peur glisse lentement dans ses yeux. Alors je ruse.

- Soit tu me dis qui tu es et pour qui tu bosses, et peut-être, je dis bien peut-être que je daignerais te dire ou j'ai mis ce que tu as perdu, dis-je d'en air entendu. Ou bien tu ne repars pas d'ici comme tu es arrivée. Et sans ton machin. Et pour lui faire comprendre ce que je sous entends, je m'appuie de tout mon poids sur elle, et remonte ma main libre le long de sa jambe, glissant sur son collant troué. Je ne m'arrête que juste sous sa fesse.
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MessageSujet: Re: Je suis vraiment nul en titre.   Jeu 22 Jan 2015 - 23:03

Non, en fait c'était pas une bonne idée. Il se fait la lente révélation dans ma tête que le clodo me domine physiquement, puis que je suis vraiment coincée. Complètement à sa merci. Mes yeux s'écarquillent de peur. C'est pas la première fois que je suis dans une situation compliquée, et j'ai vraiment eu le temps de pas aimer ça. J'suis en train de me voir mourir là, surtout quand le clodo glisse ses gros doigts sales juste sous mes fesses. J'essaye une dernière fois de contracter quelques muscles fatigués pour m'en débarrasser. En vain. Je suis complètement coincée quoi. Je sens son poids écraser ma cage thoracique. J'ai peur. Et je réalise que j'ai peur. C'est vraiment pas cool comme situation. Je me laisse brièvement aller à la panique en me tortillant dans tous les sens, puis la vérité fait jour dans mon esprit : faut que j'essaye de me sortir de là plus intelligemment que par la violence, parce que ça marchera pas.

- Laisse moi ! Espèce de connard dégueulasse !

La main au cul m'inquiète pas mal parce que la suite de ce chemin là – le mot en V - me laisserait probablement en vie, donc le clodo pourrait décider de l'ajouter aux négociations l'air de rien. Je me suis déjà pris un coup de couteau dans le ventre, j'ai vraiment pas besoin de ça. J'ai du mal à gérer la panique défoncée au speed comme ça, je tremble d'une façon qui n'a rien de naturel. J'ai pas l'air trop fraîche et épanouie, mais à ma place tu le serais pas non plus. Je parle, après avoir débloqué mes mâchoires en train de grincer.

- C'est des mecs qui m'ont envoyé le voler pour que j'les rembourse, OK ? J'sais pas ce que c'est, un machin d'ordi, j'm'en fous. 'fin ça s'est pas bien passé. Mais lâche moi. Lâche moi tout de suite ! LÂCHE MOI !

J'ai un genre de petite attaque de panique, je me mets à hurler des trucs incohérents – plutôt du registre vulgaire – et à me débattre inutilement comme un oiseau sur le point de se faire boulotter par un chat. Ça fait pas beaucoup de bien à la plaie sur mon ventre qui se remet à saigner abondamment.
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