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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 Malgré Moi. [libre, hésitez pas]

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Libre, même dans l'esclavage

Malevil
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MessageSujet: Malgré Moi. [libre, hésitez pas]   Jeu 23 Sep 2010 - 18:54

Le fait est, que, quand certaines glandes et zones du cerveau, notamment du coté de l' hypothalamus, sont constamment inhibés tout en restant stimulées pour éviter leur dégradation, le relâchement brutal fait plutôt mal. Outre de puissantes décharges d'hormones du coté limbique, des taux de sérotonine, d'adrénaline et d'endorphine augmentant de façon plus ou moins aléatoire, mais toujours de manière exponentielle, les émotions, le plaisir, et en général les sensations ainsi que toute les formes de perceptions extra-sensorielle sont décuplées, noyées, dans un chaos thalamique plus ou moins libérateur de la frustration accumulée sur des années. On se trouve dans un état assez lamentable, ou toute interprétation ou prévision d'une réaction ou d'un comportement est simplement inutile. Le cerveau est complétement dépassé par ce qui se passe. En dire plus est superflu, car chaque réaction dépend évidemment de la nature du sujet.

Dans le cas de Malevil, la pilule passait plutôt mal. Après avoir passé les 3 derniers jours entre les vomissements puis les douleurs lancinantes et les migraines que lui procurait la désactivation de son satané implant, il trouva enfin la force de sortir prendre l'air. Bien sur, on ne lui avait rien dit. Mais il n'était pas stupide, et savais qu'on le suivait de plus ou moins loin. Ou qu'on le surveillait, depuis une caméra ou la lunette d'un fusil à longue portée. Il avait dormi dans un lit miteux dans une remise, au 3eme sous-sol d'un immeuble à moitié en ruine. Il lui fallait trouver un autre endroit où dormir.

Les réactions de l'homme face aux diverses choses qui lui étaient arrivés dans la vie avait toujours été la même : une acceptation quasiment morbide, accompagnée d'un certain fatalisme. Pour le moment, il n'arrivait toujours pas à savoir si c'était une bonne ou une mauvaise aventure qu'il vivait. C'est vraiment cliché et peu créatif de dire ça comme ça, mais tout était tellement différent. C'était comme une renaissance, comme une plongée dans la vie. Ou dans une flaque de chiasse. C'est la même chose, de toute façon.

Mais avant tout, quelque chose à manger. C'était d'ailleurs la première chose qui l'avait frappé ici. La nourriture avait un goût. Un goût certes infâme, parfois rance, parfois âcre, mais un goût. On était à des années-lumières de la bouffe insipide qu'il ingérait avant. Loin du coton qui servait de viande. Loin de la mélasse au gout ferreux qui servait de ragout. Non, ici c'était de la vraie nourriture, et même si elle n'était ni fraiche, ni bonne, c'était particulièrement appréciable. Malevil commençait à comprendre pourquoi les gens venaient vivre ici, parmi la lie de Novlangue. La vie y était peut-être plus confortable que dans les quartiers orthodoxes ? Plus enrichissante ? Mais était-ce une bonne chose ?

Le vent soufflait dans les bas-quartiers de novlangue. Le vent typiquement chaud et poussiéreux qui charriait les particules de la zone industrielle. Sur les bas-quartiers régnaient un certain calme, enfin, aussi calmes que puissent-être les bas-quartier. En fait, ils commençaient même à s'animer. Le soleil se couchait, c'était donc l'heure où sortaient les résidents habituels de ces coins mal famés. Quelques petits commerces s'ouvraient çà et là, vendant des médicaments de contrefaçon ou de la nourriture avariée. Malevil, une barquette d'un, certes peu appétissant, mais bien nourrissant repas à la main, déambulait sans trop savoir où aller. C'était principalement quelques restes de repas réchauffé à très haute température pour les nettoyer. Sa plus grande appréhension concernait les égouts. Il ne voulait pas y foutre les pieds, se retrouver à dormir sous la terre avec le reste des insurgés, c'était vraiment son cauchemar. Mais qui sait ce que la suite des évènements lui réserve ?
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MessageSujet: Re: Malgré Moi. [libre, hésitez pas]   Sam 2 Oct 2010 - 0:05

Une journée comme les autres s'achevait. Miki avançait d'un bon pas, elle avait a la main un sac a dos qui perdait de l'huile laissant une piste graisseuses dans la rue sale. C'était son « petit boulot » de la journée qui s'achevait. Elle ouvrit un portillon qui donnait sur la cour arrière d'un immeuble délabré, et frappa sur la planche de contre plaqué qui servait de porte. Un homme d'une quarantaine d'années glissa un regard a l'extérieur et reconnaissant Miki déplaça la planche pour la laisser entrer. L'huile avait fait une petite flaque a l'endroit ou elle s'était arrêtée et poursuivit sa piste dans le couloir qui en avait vu d'autre.
Elle déposa le sac dans une bassine en plastique, qui devait sans doute être, a l'origine, un bidon de plusieurs litres.
L'homme ouvrit le sac, jeta un coup d'œil a l'intérieur et fini par en sortir une pièce mécanique dégoulinant d'huile.

-Il en reste pas beaucoup.
-Tu m'a pas dit qu'il fallait que je fasse attention a ça.
-Ben la moitié de l'intérêt de ce truc c'est bien l'huile qui va avec.
-Hey, tu m'a dit de te trouver ce truc, tu m'a pas précisé qu'il fallait l'huile avec …
Bref une négociation comme une autre.
A quelque rue de la Mike vivait la même scène a quelque détails près.
Pour finir elle ressortit de l'immeuble avec sa paye de la journée, une couverture supplémentaire, roulée serrée et attachée avec un bout de ficelle et un carton de nourriture lyophilisée en sachet, le genre de truc qu'on donne a manger a l'orthodoxe moyen, mais franchement, elle avait trop faim pour faire la fine bouche. En plus ils avaient récupéré des ersatz de sel poivre et autre pour relever un peu le goût de tout ça, au final ils avaient presque l'impression de manger autre choses de que des amalgames de protéines sans saveur.

Elle s'était appuyée contre un mur, le carton de nourriture entre les jambes, attendant Mike qui finissait de récupérer l'autre partie de leur salaire. Devant elle passa un homme qui marchait, l'air paumé, un truc immangeable dans les mains. En temps normal il aurait suffit qu'il sorte de son champs de vision pour qu'elle l'oublie. Mais il y avait un petit quelque chose, elle ne savait pas trop quoi, dans son égarement qui lui rappelait ses premiers jours de cavale. Surement que c'était la première fois qu'elle voyait un ex-implanté dans ses premiers jours post grillage, ou peut être que celui la avait vraiment l'air de pas savoir ce qu'il faisait la. Enfin toujours est-il qu'elle décida de lui parler. Chose qu'elle ne faisait qu'en de très rares occasions.

-Tu devrais pas manger ça.
Il l'avait surement acheté au vieux du coin de la rue, elle savait pas trop ce qu'il mettait dans sa bouffe mais son estomac en gardait un mauvais souvenir.
-A moins que ton système digestif soit particulièrement résistant.
Voilà, elle avait fait sa B.A. de la journée, heu non, de l'année en fait.
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