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Novlangue est un univers totalitaire inspiré de 1984 (G Orwell)

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 embusquée devant la souricière

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Hyena
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MessageSujet: embusquée devant la souricière    Dim 24 Oct 2010 - 22:21

Tout est redevenu bien calme une fois les implants réparés... trop calme.
Je tourne en rond.

Les rebelles ne se montrent pas trop. Tout le monde se tient à carreaux.
Je m'ennuie.
Je pourrais en profiter pour me reposer, mais j'ai pas sommeil. Et je peux pas rester à rien faire sinon je gamberge et je pète un câble.

Alors j'ai décidé de me rendre utile, d'aller chercher les hors la loi là où ils sont.
C'est pas très prudent d'y aller toute seule, alors je ne m'enfonce pas trop dans cette rue. je reste à la sortie, prête à attrapée celui qui aura l'imprudence de s'éloigner des poubelles qui leur servent de marché.

J'attends que le rat s'éloigne de son trou.
Appuyée sagement contre un mur, les mains dans le dos, en regardant les passants aller et venir sans jamais sortir.
Il y en a un qui me jette des coups d'œil en biais, sans oser croiser vraiment mon regard. A-t-il deviné ? Il s'éloigne, s'en va se noyer dans la foule plus au fond.
Et s'il était allé chercher quelques gros bras pour me faire décamper ? On verra bien.
Je prends des risques, mais c'est ça ou crever d'ennui en me bourrant de cachetons.

Qu'il les ramène, ses copains. J'ai de quoi les recevoir. Mon arme est chargée, ma dague dans son étui, à la cuisse. Tout à porté de main.

Et en attendant le rat, je souris sous mon masque. L'impatience, sans doute.

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Dim 24 Oct 2010 - 22:45

13. Le révolutionnaire ne pénètre dans les sphères de l'État, des castes et de la société dite civilisée, et n'y vit, que dans le but de leur destruction aussi totale que rapide. Il n'est pas un vrai révolutionnaire s'il regrette quelque chose dans ce monde, si la situation et les relations d'un homme appartenant à ce monde (où tout doit lui être également haïssable) le font hésiter. Tant pis pour lui s'il a gardé dans ces sphères des relations de parenté, d'amitié ou d'amour; il n'est pas un vrai révolutionnaire si elles peuvent faire hésiter sa main.
Depuis quelques temps, il se faisait lamentablement chier. Il n'y avait rien à se mettre sous la dent, la plupart de ses contacts sa cachaient ou refusaient tout simplement de venir le voir pour le tenir au courant. Les hommes de bien sont coupables de leur inactivité et finissent par faire triompher toutes les saloperies que continent le monde. Plusieurs semaines déjà, qu'il avait faillit se faire troué la peau, dans cette décharge moisi. Finalement, il était prêt à entrer dans l'action, mais le plus simplement et le plus doucement possible. Son bras allait de nouveau beaucoup mieux, il était de nouveau à 100%, prêt à reprendre les devants, à recommencer ses activités. Il sort de chez lui, enfin de ce trou à rat qu'on peut qualifier de "chez-soi " et, il décide d'aller faire quelques emplettes, rapides, simples pour les prochaines semaines.

Les rues sont toujours bondés de monde, de gens qui s'échangent tout et n'importe quoi .. surtout n'importe quoi. Il savait où il devait aller, mais il faisait gaffe, il regardait chaque tête, chaque personne pour être sur qu'il la connaissait car le connaissant, il ferait tout péter assez rapidement et qu'importe les dommages collatéraux. Il passa une porte, qu'il referma rapidement derrière lui et le miracle s'accompli : Devant lui, des armes; des explosifs, grandes, armes de poings en tout genre. Un ancien dissident de l'armée, qui avait tourné cosaque et qui avait choisi de bien vouloir se joindre au bas peuple, dans leur lutte. Il ne le connaissait pas assez, il se méfiait de lui malgré tout, car .. il avait été un ancien ennemi et qui sait, il peut encore l'être ou pire : le redevenir. Presque aucun mots, seulement des explications sur telles ou telles mécanisme de mise à feu. Il allait repartir de là, avec quelques petits bijoux très explosifs, pour des journée prochaines qui vont être festive. Il était pas fou, il échangea quasiment tous ces paquets de cigarettes pour quelques bidules explosifs et un couteau Bowie, le genre de couteau qui vaut la peau du cul et qui peut transpercer n'importe quoi. Il sortit et à ce moment là, un homme lui rentra dedans .. c'était un de ses camarades, du comité invisible. Il était assez pâle, paniqué et regardait autour de lui :


- Hey Guinea .. y a une nana louche qui traine dans le coin, elle est juste au mur la derrière ..
- Et elle a un foulard rouge sur le visage et des yeux de fouines ? Oui je la connais, dis surtout à tout le monde de pas foutre la merde, je vais m'en occuper.

Elle avait eu le culot de repointer son sale cul ici. Vraiment, elle était sans gêne, légèrement désinvolte, bref elle pourrait faire une bonne insurgé. Mais là n'était pas la question du moment, il marcha rapidement, faisant des signes à plusieurs personnes dans la foule, leur demandant de ne pas intervenir et de faire comme si tout était normal. Deux précautions valent mieux qu'une dans ce genre de situation et il a bien fait d'aller faire des emplettes, pour pas se faire complètement atomisé comme la dernière fois. Il s'arrêta un cours moment, sur la gauche de cette chère Hyéna ... sortit une cigarette, l'alluma tranquillement et sans la regarder :

- T'as pas pu t'empêcher de venir me chercher hein ? Hyéna .. je pensais jamais te revoir, seulement dans les pires méandres de mon inconscience. Saloperie vivant, qu'est ce qu'il faut que je fasse pour que tu me foutes la paix ? Que je t'invite au resto ? Que je t'invite chez moi ? Qu'on s'envoient en l'air comme des salauds ? Aides moi par pitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiié ..

Dit-il en faisant semblant de se morfondre comme un pauvre gamin qui ne peut pas avoir sa sucrerie du moment. La balle, était dans son camp. Elle allait le descendre ? Surement, mais bon, c'est les risques du métier après tout, personne a dit que faire insurgé, permettait d'avoir une bonne couverture sociale ..

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Dim 24 Oct 2010 - 23:10

Putain, je reconnais cette voix. Et cette tronche aussi !
Encore lui ?!

Cette fois, je vais pas le louper.

Le geste va plus vite que la pensée. Ma main empoigne le manche de ma dague, la sort d'un trait et viens lui entailler le coin de la mâchoire.
Le coup aurait du être porté un peu plus bas pour trancher une artère. Au lieu de ça, elle fait un bruit mat sur l'os de sa ptite gueule de taré fini.
C'est pas très pro, mais au moins ça devrait lui fermer son clapet, au moins un instant.

-Toujours aussi bavard à ce que j'entends.
Et toujours aussi con !


Je me suis tournée face à lui, en renforçant l'appui de ma lame sur sa mâchoire. Son sang coule jusque sur mon gant et commence à imbiber ma manche.
je vais le saigner comme un porc, cet enfoiré. Il suffirait que la lame glisse un peu plus bas. Je pourrait le raser de près, lui éplucher la gueule au passage comme on pèle une pomme trop mûre.
Rien qu'à l'idée, ça me tire la gueule. Je sent que je suis pas loin de me marrer, mais je me retient.

C'est pas bien. Je ne fais pas très bien comme il faut. Il devrait être déjà mort.
Un seul geste et je taille plus bas.

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Lun 25 Oct 2010 - 0:59

14. Dans le but d'une destruction implacable, le révolutionnaire peut et doit vivre au sein de la société et chercher à paraître tout différent de ce qu'il est en réalité. Le révolutionnaire devra pénétrer partout, dans toutes les classes moyennes ou supérieures — dans la boutique du commerçant, dans l'église, dans l'hôtel du noble, dans le monde bureaucratique, militaire, ainsi que dans celui des lettres, dans le IIIe Bureau et même au Palais d'Hiver.
Fait chier elle a été plus rapide que lui, pour une fois il doit bien avouer qu'il a rien vu venir du tout. Le coup a été porté rapidement, avec dextérité et avec une sale précision de bureaucrate endimanché. Qu'est ce que ça lui fait mal et en plus, elle prend son pied la salope, elle appuie davantage, juste pour bien le faire souffrir. Il en lâche sa clope, tellement elle va lui briser la mâchoire à coup de couteau. Profitant de la haine stupide et grossière de son assaillante, il la saisit rapidement et lui mis un gros coup de genou dans le ventre, histoire de la faire reculer de quelques mètres et de pouvoir respirer à nouveau

- HAAAAAAAAAAA .. Putain mais tu m'as fais mal espèce de saloperie. C'est comme ça qu'on salue chez les bureaucrates ? Tu vas voir, moi aussi je sais faire mon cochon de service ..

Rapidement, il essuya d'un revers de la main le sang qui coulait le long de sa joue et de son menton et en serrant les dents, il sortit son couteau Bowie, qu'il fit tournoyer rapidement dans sa main et recula de quelques pas, histoire de bien être près si jamais elle allait recommencer à vouloir jouer la super-héroine. Il se cala bien dans le sol, la fixa longuement, ses secondes semblaient interminable, qui allait frapper en premier et le plus fort possible ? Qui allait donner le coup gagnant une bonne fois pour toute ?

- T'as pas chez toi ici, c'est mon quartier. Y a un tas de monde qui serait près à te saigner moins d'un oignon .. mais moi je ferais ça gratuitement t'inquiète pas. Recommences pas à jouer les chiennasse parce que la prochaine fois, ça va mal finir ..

Il siffla plusieurs fois rapidement et des bruits se firent entendre aux fenêtres alentours, des personnes regardant ce qui se passaient plus bas : depuis le temps qu'ils attendaient ce moment, ce moment de pouvoir enfin se faire une chienne de garde du régime, destructeur de leur vie, responsable de leur errance de rats. Tout c'était soudain arrêter dans le quartier, les gens étaient tous rentrés chez eux et ne voulait pas rester dans les rues, par peur ou simplement par solidarité avec ce qui se passait. Il recula encore de quelques pas, se mettant au milieu de la rue, lui faisant signe d'approcher, plein de haine et de dédain, tournant rapidement sur lui en levant le poing, comme un signe de reconnaissance et de ralliement et la pointe une nouvelle fois, sans doute la dernière :

- T'es pas la bienvenue ici, je te laisse quinze putain de secondes pour dégager sinon ..Il joua avec son couteau en main et léchant le côté coupant avec sa langue, comme un gros psychopathe au bord de l'extase Je t'égorge, je te viole et après je te donne à bouffer aux rats. A toi de choisir ..

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Lun 25 Oct 2010 - 12:23

L'enfoiré !
je vois qu'il est pas du genre à se laisser impressionner, même avec une lame sur la gueule.
Il m'a bien eu, le con.

Oh, mais lui aussi il en a un beau couteau. Il sait s'en servir ou c'est que pour la frime ?
Moi je suis prête. Qu'il baisse un instant sa garde et je n'ai qu'un pas à faire pour l'égorger. On va bien voir si sa grande gueule est à la hauteur de sa dextérité.

Il siffle ?
Mais qu'est-ce qu'il... ah je vois... merde ! Et ils sont armés, ses potes aux fenêtres ? Je suppose que oui.
Et tout le monde a décampé.
Alors comme ça, ils lui obéissent au doigts, à l'œil et au sifflement ?
Un leader
Belle prise
Si j'arrive à l'avoir.

Il recule encore, se met hors de porté. S'il croit que je vais le suivre dans son guetapan... je suis pas suicidaire.

Alors je n'ai plus qu'à partir, comme il me le demande ? Il va encore m'échapper ? nan... nan !

Ah bah ça y est, je pouffe, je ris. Il m'a énervé.
Un rire léger mais qui n'annonce rien de bon.
J'attends pas d'être pliée en deux. J'attrape mon flingue et je tire sans trop prendre le temps de viser, qu'il n'ait pas le temps de réagir.

Un geste stupide quand on imagine le nombre de ses ptits copains près à me faire la peau.
Mais à ce moment là, je n'ai qu'une chose en tête : je ne veux pas qu'il m'échappe encore.
Je veux qu'il crève !

Merde, le con ! Il aurait pas du.
Faut pas me mettre la pression comme ça, non faut pas. Après je fais des bêtises et en plus je marre.
C'est pas bien, c'est pas comme il faut.
Mais non ! Je ne peux pas le laisser partir comme ça ! Pas cette charogne, pas après l'avoir déjà laissé filé une fois, pas après qu'il ai déjà mis ma vie en danger, pas en sachant qu'il se promène avec des explosifs et qu'il est peut-être assez organisé pour faire péter toute la ville. En plus c'est un malade ! Ça se voit à sa tronche de psychopathe. Je peux pas laisser filer un type aussi dangereux.

Je lui tire un deuxième pruneau au cas où je l'aurais manqué au premier coup, quitte a m'en prendre un de ces petits camarades. J'ai mon gilet par-balle, espérons que ce soit suffisant, pas le temps de croiser les doigts

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Lun 25 Oct 2010 - 14:10

15. Toute cette société abjecte doit, être divisée en plusieurs catégories : première catégorie : elle est condamnée à mort sans délai. Qu'on établisse une liste de ces personnes selon le degré auquel elles peuvent être nuisibles au succès de la cause révolutionnaire, afin que ceux qui portent les premiers numéros périssent avant les autres.
Le temps est relatif : Si on le souhaite vraiment, on peut vivre toute une existence sur une fraction de seconde, rien que cette fraction. Einstein avait donc finalement raison, plus que jamais. Tout semble s'être figé, tout est pêle-mêle, tout s'est arrêté en un moment, tout était fixé sur eux deux. Qui sait comment tout ça allait finalement se finir, qui allait faire flancher l'autre, qui était entrain de prendre le dessus sur l'autre. Non, il n'avait pas perdu sa confiance, son arrogance et sa volonté de saigner à mort tout ceux qui sont sur sont chemin, ami ou pas, ennemi ou pas .. ils finiraient tous par y passer, même ceux qui pouvaient être des " insurgés " comme lui. Pas de place dans ce monde pour la faiblesse, pour la traitrise, leben ist kampf, kampf ist leben. Si jamais il oubliait un seul instant ceci, il finirait par se faire rattraper et on entendrait plus jamais parler de lui, non plus jamais. Mais il fallait qu'il soit concentrer plus que jamais, car en face de lui, ça ne rigolait vraiment pas, c'était frais, dispo, enragé et tout aussi déterminé à en finir le plus rapidement possible.

Elle semblait avoir peur pour toutes ces personnes qui se précipitaient aux fenêtres. Non, ils n'allaient pas lui tirer dessus, non ils n'allaient pas appeler du monde en renfort, ils avaient d'autres choses à faire : C'était de le voir finir sa première oeuvre, montrer qu'il était capable de pouvoir mener une bonne fois pour toute, une petite unité résolu et révolutionnaire, près à tout exploser, à tout mettre à feu et à sang et tuer tout ceux qui s'y opposeraient. mais d'abord, il lui fallait dépasser le stade Hyéna, saloperie encapuchée, yeux de fouines et dégaine de sadique, type SS ou vous voyez le genre. Il se fait néanmoins surprendre, quand une balle vient le frôler juste au niveau de son oreille droite, il sursaute, n'ayant pas vraiment compris ce qui se passait et en quelques secondes, il se mit à avancer vers elle, pointant son couteau vers elle :


- Alors là tu vas me le payer sois en assu ..

Il ne put faire que quelques pas, car une autre balle fut tiré et le toucha, ce qui le fit reculé de quelques pas. Il tituba légèrement, en se redressant, leva les yeux vers elle, comme dégouté de ce qu'elle venait de fait et lui fait un sourire narquois, dégueulasse et surtout vil, avant de tomber à genoux et de finalement s'écraser lourdement sur le sol, comme foudroyé sur place par la seconde balle qui venait de le transpercer. Tout était calme, le temps s'était définitivement arrêter sur cette balle qui venait de la traverser .. mais où l'avait-elle traversé ? Aucune idée .. était-il mort, inconscient ? Aucune idée .. mais une ambiance lourde, comme une chape de plomb vint se poser sur le quartier insurgé, plus un bruit, plus rien, seulement un claquement de tonnerre et une fine pluie qui commença à tomber, vraiment légère, comme pour montrer que quelque chose de terrible s'était passé à cet endroit. Il avait fallut une balle pour le terrasser ? Personne ne semblait y croire, surtout ceux qui étaient posé à leur fenêtre, muet, incrédule sur ce qui venait de se passer à l'instant. Elle était encore debout, bien vivant alors que Guinéa, était sans doute mort suite à la balle. Qu'allait-elle faire ? Dans sa rage permanente, rapporter sa tête comme preuve de sa mort ou allait-elle partir simplement le sens du devoir accompli ? Elle avait toutes les cartes en main, lui ne semblait plus rien pouvoir faire du tout .. il était à sa merci total et complète.

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Lun 25 Oct 2010 - 23:51

Il pli et tombe... tombe... tombe ! ah bah enfin !
Je l'ai vu sourire avant de s'effondre comme un vieux tas de viande. Insolent jusqu'au bout.

Les gens ont toujours cette manie d'essayer de rester debout alors qu'ils savent qu'ils sont foutus. Mais la gravité finie toujours par l'emporter, même si elle aime se faire désirer.

Je l'ai eu ?
Bien sûr que je l'ai eu. En deux coups, mais il est bel et bien tombé.
Je devrais me sentir soulagée, satisfaite... pourtant...

L'ambiance est lourde et ma colère n'est pas apaisée.
Tout le monde s'est tue, personne n'a bougé. Pas un cri de protestation, pas une plainte ni de la victime ni des spectateurs. Pas une riposte non plus.

Un homme me regarde depuis une fenêtre. Je lui lance un regard hargneux et il recule, sort de ma vue sans attendre. Peut-être craint-il d'être le suivant. Et si je me rappelais sont visage ? Si je lui tombais dessus un autre jour ? C'est ça, va donc te cacher dans la masse grouillante de tes semblables. Il y en a tant à éliminer...

Est-ce qu'ils sont si nombreux que la perte d'un des leur ne suscite aucune réaction ? Seulement un lourd silence.

Et quand je serais parti, ils iront le secourir ? Et si je l'avais seulement blessé ?
Il faudrait vérifier.
Le plus simple serait peut-être de tirer une troisième balle pour l'achever. D'ici, je peux viser sa tête.
Percer ce silence d'un autre coup de feu et disparaitre ? Nan, je veux voir de plus près sa tronche de charogne écrasée sur le bitume. Après tout, j'ai tout mon temps.

J'avance dans la rue. Les gens s'éloignent de leurs fenêtres à mon approche. Très peu restent à observer, figés, le visage fermé. Mais en tout cas, personne ne la ramène.

Personne ne vient sauver ta carcasse.
Pauvre imbécile. Ils sont juste restés assister à la scène. Une rue désertée pour arène, et une pair d'enragées pour assurer le spectacle.
C'est bien, t'as fait ton show, grande gueule. Mais on ne t'as pas appris qu'il était moins utile de bavasser que d'agir ? On ne discute pas avec les NODs... jamais. De toute façon, un NOD, ça ne discute pas. C'est comme ça, on exécute les ordres ou on les donne mais il n'y a pas à tergiverser.

C'est étrange ce silence... non, le tapage de ce moulin à parole ne me manque pas, qu'elle idée !
Il est là, par terre, à mes pieds. Est-ce qu'il respire encore ?
Je lui pousse l'épaule avec le pied pour le mettre sur le dos, voir dans quel état il est et si j'aurais à presser la gâchette une troisième fois pour le finir.

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Mar 26 Oct 2010 - 0:43

16. En établissant l'ordre de cette liste, il ne faudra pas s'inspirer des méfaits personnels de tel ou tel individu, ni même de la haine que ces méfaits ont provoquée chez le peuple. Provisoirement, ces méfaits et cette haine peuvent même être utiles, car ils aident à éveiller la révolte populaire. Il faudra donc s'inspirer du degré d'utilité qui pourra résulter de la mort de cet individu, pour la cause révolutionnaire. Aussi, faudra-t-il supprimer en premier lieu les hommes tout particulièrement nuisibles à l'organisation révolutionnaire, ainsi que ceux dont la mort violente et subite pourra inspirer le plus de terreur au gouvernement. En privant celui-ci d'hommes fermes et intelligents on arrivera à ébranler son pouvoir.
Sans doute que ses volontés avaient été suivi à la lettre, comme il le fallait : Si jamais l'un d'entre eux devait mourir, en aucun cas ne chercher à s'en prendre à l'agresseur tout de suite, attendre un peu et en tuer une dizaine juste pour le prix de la vengeance et ainsi de suite. Comme ça, ils finiront bien par s'épuiser et en avoir plein le cul à force, de vouloir tout régler comme du papier à musique. Mais la situation était problématique, plus que jamais : Si il était bien mort qu'allait-il se passer prochainement ? Funérailles nationales ? Emeutes ? Ou évidemment, simple indifférence d'un autre gars qui a voulu jouer son intéressant et qui a fini avec une balle dans le caisson ? Toutes ces questions étaient secondaires sur le moment, le plus important n'était pas là, il était beaucoup plus important que tout ceci, il fallait continuer .. oui mais comment ? Car si on part du principe qu'il était vraiment mort, ça devenait problématique et il ne pouvait pas se permettre en tant qu'individu servant la Cause, de se voir trouer le caissons une bonne fois pour toute. Elle s'approcha, encore et encore, décidément c'est plus de la haine, c'est carrément une passion ! Oui c'est ça ma biche, approches toi encore, approches toi, viens voir si tonton Guinea vient de rendre son dernier soupir, vient faire cette erreur de débutante. Il se fait pousser violemment sur le côté pour être mis face à elle et ..

- VENCEREMOS !

Comme insufflé d'une nouvelle vie et refusant de mourir, il se saisit du couteau qu'il avait toujours en main et le planta aussi sec dans la cuisse de son assaillante, avant de le retirer tout aussi rapidement et de la pousser en arrière, la faisant trébucher et perdre son arme au passage. Cette arme, toujours cette putain d'arme qui lui avait déjà valut du plomb dans l'épaule, il la jeta par dessus le muret qui se trouvait juste derrière eux, pour en être débarrassé une bonne fois pour toute. Il souffla, grimaça et se redressa légèrement pour la regarder, avec sa belle entaille au niveau de la cuisse. Quand à lui, la balle lui avait traversé la jambe de par en par, c'était net, précis et vraiment chirurgicale, peut-être ne pourra t-il plus marcher ? Il s'en foutait, il se traîna lamentablement au sol, comme une loque ou une limace, tenant toujours de sa main son couteau et recula toujours plus, pour pouvoir aller s'adosser contre une poubelle non loin. Il avait mal, qu'est ce que cette blessure lui faisait mal .. mais il n'exprimait pas sa douleur sur le coup, il la gardait au fond de lui. Il respira longuement, de nouveau un lourd silence s'abattît sur l'ensemble du quartier et de la rue, c'était lourd, c'était une horreur pour les nerfs, mais c'est lui qui avait fixé cette règle du jeu. Sa jambe ne semblait plus pouvoir répondre, bouger, il était vraiment dans la merde. Il était couvert de sang, de sueur, il en avait définitivement plein le cul .. Comme inconscient du danger qui se profilait une nouvelle fois, il sortit une cigarette, se l'alluma à une vitesse éclair et regarda la pluie qui s'écrasait sur sa figure, avant de soupirer :

- C'est un temps magnifique pour s’entre-tuer et mourir, tu ne crois pas ? Allez on va finir ça, ramène ton cul de hyène ici, que je finisse de te couper en morceau saloperie ..

Il reprit le couteau qu'il avait posé sur lui, le tenant fermement pour ne pas se faire avoir une seconde fois car de toute manière, il ne pourrait pas aller bien loin ..

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Mar 26 Oct 2010 - 22:00

Aïe ! Saloperie de rat qui veut pas crever !
Deux balles, deux ! Et il est toujours en vie !
La charogne. Il m'a viandé la cuisse.

Et merde, j'ai lâché mon putain de flingue ! Il l'envoie par dessus le mur. Encore un que je paume, fait chier ! Ça fait pas sérieux.

C'est ça, rampe, pourriture. T'iras pas loin avec ta blessure.
Attend un peu que je me lè... aïeuh ! Bon ok, moi non plus j'irais pas loin. Ça pisse le sang en plus.
Haaah ! fait chier ! Va falloir que je me débrouille sans ma jambe ? C'est faisable, même le cul dans une flaque. J'ai toujours ma dague. Celui qui approche je le saigne... je le...

Qu'est-ce qu'il fabrique ?

merde, je vois pas clair... me dites pas que je faiblis ?
Je délire ou il est en train de fumer ?
Je l'entends qui cause encore, mais je ne capte pas vraiment ce qu'il dit. Ma cuisse me fait un mal de chien.

Ok, surtout reste comme ça, change rien. Fini ta clope tranquillement, que j'en profite pour me rafistoler.
J'enlève ma cravate, arrache la manche droite de ma chemise (de toute façon, elle est foutue, il y a déjà son sang dessus) et m'en fais une compresse, nouée autour de la plaie, que j'arrête de me vider.

J'ai du perdre pas mal de sang. Est-ce que j'arriverais à me lever pour aller le finir ?
Je ne suis peut-être pas aussi vaillante que quand je lui ai entailler la gueule, mais je souhaite toujours autant le tuer et peut-être même plus encore maintenant qu'il m'a mise en fâcheuse posture. Sur le coup, ça me semble même urgent de le crever une bonne fois pour toute, tant qu'il est encore là, presque à porté.

Il m'attend, couteau en main. Ça me tire la gueule.
Est-ce qu'il maitrise aussi bien l'arme blanche que moi ? Sans faire le mort ?
Quel coup de pute. Je vais le saigner !
arg ! la douleur me rappelle à l'ordre et m'empêche de me lever.
C'est trop bête, je me serais pas faite plantée la cuisse, j'aurais l'avantage.
Mais là, dans l'état où je suis, si je dois en plus me trainer jusqu'à lui...

Comment avoir l'avantage ?

Il a une jambe qu'il ne peut pas utiliser. Ma blessure m'empêche de me lever.
Il a un couteau. J'ai ma dague.
On serait à égalité ?
Non, j'ai une autre arme que lui n'a pas.

Il suffirait que je lui paralyse la main qui tient le couteau. Il suffirait que je me concentre sur son poignet. J'ai le temps, il ne peut pas s'enfuir.
Mais j'ai déjà du mal à comprendre ce qu'il bave, alors arriver à me concentrer pour utiliser correctement mon pouvoir mental, faut pas y compter.

Mais si j'essaie quand même ? que je ne le fais pas correctement ? En général, ça fait mal quand je fais ça de travers. Un peu comme si une infirmière myope comme une taupe confondait la veine avec le nerf pour faire sa prise de sang.
Au mieux, j'arriverais à lui faire lâcher son arme, que ce soit en le paralysant à peu près correctement ou en lui faisant assez mal en ratant mon coup. Au pire ça fait que dalle et j'aurais gaspillé mon énergie pour rien.

Je tente le coup. En plus ya pas un bruit, à part la pluie. Idéal pour se concentrer. Il n'y a que moi et ma cible que j'ai tout le temps de faire souffrir à distance.
Allez, on respire profondément et on se concentre sur le poignet.

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Mer 27 Oct 2010 - 0:26

17. La seconde catégorie devra précisément comprendre les hommes auxquels on confère la vie provisoirement, afin qu'ils provoquent la révolte inéluctable du peuple par une série d'actes féroces.
Et voilà, retour à la case départ, on recommence tout depuis le début, comme si rien ne s'était passé auparavant d'ailleurs. Une pure égalité, une situation qui pouvait basculer d'un moment à un autre, car tout semblait si fragile sur le coup .. un faux mouvement, une maladresse et c'était la mort tout simplement au bout du chemin. Mais, aucune pitié n'était visible apparemment dans leurs yeux, ils étaient conscient que ce seraient le premier à trépasser qui devrait s'incliner. Sauf que, ils étaient autant têtu autant l'un que l'autre, ce qui allait être vraiment sportif. Sans doute que ça remonte de très loin pour lui, à force de faire les poubelles et de se battre pour se faire une place, on devient un autre homme, plus que jamais et c'est là qui fait toute sa spécificité. Hop, le stage commando c'est tout de suite : Il déchire une de ses manches, et fait un jolie bandage au dessus de la plaie, serrant un peu les dents en sentant le noeud se serrer autour de sa cuisse : Elle l'avait pas raté, mais lui non plus, avait décidé de ne pas la rater non plus. Il allait sans doute pouvoir de nouveau marcher, mais pas dans les heures qui allaient suivre. Bizarrement, les gens étaient revenu aux fenêtres, comme si ils avaient eu .. bouarf comme si masse bêlante était contente de ce qui se passait, mais pas un seul d'entre eux n'allaient venir pour l'aider, bien entendu. Et pourquoi il proteste d'ailleurs ? C'est lui qui a voulu ça, il ne doit s'en prendre que à lui, il aurait du y penser avant au lieu de jouer les super héros.

La cigarette fini par se consumer sous l'effet de la pluie, ça ressemble à de la pâte à modeler avec du tabac mouillé, bref ça ne sert strictement à rien. Il lève une nouvelle fois sa tête, regarde ce ciel gris, mais d'un gris profond, morne et plein d'abnégation, il soupira, passant une main sur son visage ruisselant, autant de gouttes d'eau que de sang. Si à chaque fois qu'ils se faisaient fasse, ils devaient se vider respectivement de leur sang, c'est pas gagné et ça ne durerait plus très longtemps, du moins sur la longueur. Allez, faudrait peut-être bouger, histoire de pouvoir lui mettre un coup décisif .. oh mais, elle essaierait pas de lui faire un coup de pute là ? Comme si il voyait pas qu'elle allait essayer de lui faire perdre son couteau, avec ses pouvoirs à la con, encore quelque chose de stupide dans un monde qui n'a vraiment plus aucun sens. Il hausse un sourcil et se met à éclater de rire, mais d'une puissance folle, rire qui raisonne comme si ils étaient plus de dix à tous rire en concert. Il se ressaisit et prend le couvercle de la poubelle juste au dessus de lui et commence à taper dessus, pour bien la déconcentrer. Et il tape, tape, tape ( HRP : Non, ce n'est pas sa façon d'aimer et tant pis si je fait un plagiat de Début de Soirée ) toujours plus fort, plus fort, plus fort pour qu'elle lâche sa concentration. Il prend une profonde inspiration et commence à entonner un chant ..


- Prenez garde, prenez garde ! Vous les sabreurs les bourgeois les gavés ! V'la la jeun' Garde, v'la la jeune Garde ! Qui descend sur le pavé ! C'est la lutte finale qui commence ! C'est la revanche de tous les meurt-de-faim ! C'est la révolution qui s'avance !

Au fur et rien mesure qu'il chante le refrain de cette chanson ( HRP : On aura reconnu la Jeune garde ), plusieurs personnes commencent à le suivre, comme un semi-soutien, qui s'amplifie de plus en plus, quand les paroles deviennent un peu plus radical, ils chantent tous pour la plupart, il sourit, il la regarde entrain d'essayer toujours de se concentrer et lui fait un jolie, mais très jolie doigt d'honneur .. juste pour le plaisir de la voir avoir la haine, une sacré haine d'ailleurs

- Empereurs et rois, tous au tombeau ! Tant pis si la lutte est cruelle ! Après la pluie, le temps est beau ..


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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Mer 27 Oct 2010 - 1:22

Bordel ! Il peut pas arrêté son raffut ?
Mais ferme ta grande gueule, putain !!

Il chante, le con.
Et il me souris.
Ce n'est pas tant son geste obscène qui me dérange, que son sourire. Je n'arrive pas à me concentrer.
Il me semble même entendre rire, mais... c'est pas lui, pas ici...

"n'oublie jamais..."

Non, pas maintenant

Et les gens qui s'y mettent... tout le monde reprend la chanson.
Des paroles que je ne comprends pas. Il n'y a que leurs voix qui martèlent et leur écho dans la rue qui s'amplifient. J'ai l'impression d'avoir la tête dans un aquarium. Tout me parvient étouffé et pourtant si fort, l'impression que ça vibre jusque dans mes os.

Ils nous regardent... ils me regardent... tous !
Et ce n'est plus leurs voix qui me martèlent mais mon propre sang. Je l'entend, ses battements sourds dans mes tempes, ma poitrine prête à explosée.
Mes yeux grands ouverts qui ne savent plus qui fixer.

Lui
lui biens sûr, il est là, devant moi, mon adversaire. Ce sale rat que je dois buter.
Il est là, mais il me semble si loin, ailleurs.
Ou c'est moi... je ne veux pas être là.
Je ne veux pas échouer non plus.
Mais je ne peux pas... je n'arrive pas à...
je ne sais pas

"n'oublie jamais..."


Encore cette voix qui n'existe pas.

Réveille toi
Réveille toi Hyena, tu es bien là, en vie. Tu as des choses à faire, ici, au milieu de tous ces gens qui te regardent.
Mais je ne peux pas...
Il faut se relever, il faut utiliser jusqu'au dernières réserves et accomplir ton devoir.
Mais je... je ne veux pas être faible... je ne veux pas échouer...
Mais je ne peux pas... supporter ça !
Je ne veux pas être là !!

Et eux, je ne veux pas les entendre. Qu'ils arrêtent ! Qu'ils arrêtent d'être là avec leur joie, leurs yeux braqués sur moi, leurs paroles insensées !!

"n'oublie jamais..."

Stop !
Je craque.
Je me met à hurler, à m'époumoner, les doigts crispés sur ma propre tête, par dessus mes oreilles. Je hurle aussi fort que je peux, si fort que je ne m'entend même pas. C'est comme un cauchemar, celui où je n'arrive pas à couvrir ces voix. Je n'arrive pas à les faire taire.
Je n'arrive pas à ne pas trembler, ni à faire ce que j'ai à faire.

Vie de chienne

Quand j'ai fini de m'égosiller, que même crier devient trop éreintant, mes mains redescendent sur mes genoux, l'une tenant toujours fermement le manche de ma dague. Des petites secousses se propagent de mon ventre, mes côtes, jusque dans mon dos, mes épaules. Ces épaules trop raides, douloureuses. Je suis cassée en deux, pliée de rire. Un rire dément, incontrôlable et incongrue.
Mais c'est pas moi... je ne suis plus là... je m'en fout, je ne veux pas être là... je ne veux même pas m'entendre.

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Dernière édition par Hyena le Sam 30 Oct 2010 - 1:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Mer 27 Oct 2010 - 17:32

18. La troisième catégorie comprend un nombre considérable de brutes haut placées et de personnalités qui, grâce à leur situation, bénéficient de la richesse, des relations puissantes, de l'influence et du pouvoir. Il faut les exploiter de toutes les manières, leur faire perdre pied, les rendre bredouilles, et en faire ses esclaves en mettant la main sur leurs vils secrets. Leur influence, leurs relations, leur pouvoir, leurs richesses et leur force deviendront ainsi un trésor inépuisable et un puissant secours pour les organisations révolutionnaires.

Quand ils eurent tous fini de chanter, cette sensation de vouloir se donner du courage et de vouloir tout faire flancher, c'était presque ce qu'ils avaient réussi à faire, de façon juste et majestueuse. Rien de superflu, ils avaient dit ce qu'ils avaient à dire, aussi bien lui que tous ceux qui l'avaient suivi. Délire psychotique ou refoulement de personnalité, de toute manière, elle n'était pas net cette nana, quoi qu'il puisse en dire et penser. Un sentiment bizarre l'envahi, comme si tout ce pourquoi il avait lutter n'avait servit strictement à rien du tout et qu'il voyait cette réalité en face : Qui est le méchant ? Qui est le juste ? Où s'arrête cette ligne entre les gagnants et les perdants ? Ces personnes étaient aussi aliéné que lui et ils avaient tous tendance à l'oublier un peu trop rapidement. Voilà qu'ils commençaient à se précipiter dehors, certains pour enfin voir ce qui se passait, d'autres pour sans doute achever Hyena. Beaucoup allèrent vers Guinea et le relevèrent, le saluèrent et lui dire que ce qu'il venait de faire, ils attendaient ça depuis longtemps et qu'il est le premier à vraiment vouloir le faire. Une autre partie était sur le point d'aller achever Hyena et alors qu'il aurait du dire ouin il lâcha un ..

- NON ! NE LA TOUCHEZ PAS ..

Tous le regardèrent, incrédule, ébahi certains commençaient à grogner et se poser des questions. Il secoua la tête et pris une autre profond inspiration, il ferma les yeux et réfléchi pendant quelques secondes, quelques minutes tout au plus. Non, si elle finirait pas se faire tuer comme ça, ça ressemblerait plus à une mise à mort sordide que à quelque chose de vraiment digne et de beau. Il s'y refusait, elle avait beau être la pire crapule des NODs de la terre et qu'elle se gênerait pas pour le tuer, il semblait vouloir s'y refuser, lui qui a toujours fait appel à la haine, à la vengeance, à l'action direction pour se venger et venger tout ceux qui étaient tomber. Mais, tout ça ne rimait plus à rien pour lui, le sens avait complètement disparu, malgré toute la ferveur révolutionnaire qu'il voulait y mettre. Ce n'est pas avec quelques kilos d'explosifs que tout changera malheureusement, ni par le sang .. mais cela reste nécessaire. Il redressa subitement la tête, faisant signe à tous de la laisser tranquille et d'aller voir ailleurs si des NOD allaient pas venir pour faire une descente et tous les tuer. Il restait seulement avec 2/3 gars, qui le soutenaient, car ils n'arrivait plus à poser la jambe, ça lui faisait vraiment mal.

- Elle mérite plus que vous tous ici, le droit de vivre. Si j'en vois un qui s'approche d'elle et qui essaye de lui faire quoi que se soit, je lui pète personnellement les dents, je me suis bien fait comprendre au moins ?

Un soupçon d'humanité chez Guinea, soit c'est Noel, soit y a quelque chose de vraiment pas normal. Ils commencèrent à s'en aller, emportant Guinea et la laissant seul, comme si elle n'existait pas pour eux, comme si il l'avait .. vaincu ? Or ce n'était pas le cas, loin de là. Guinea s'appuyait sur les épaules de ses camarades, grognait dès que sa jambe entrait en contact avec le sol et il s'arrêta une nouvelle fois, tourna la tête et lança :

- T'es libre, vous moi le camp maintenant.

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Jeu 28 Oct 2010 - 0:33

Je me marre comme une cinglée que je suis alors qu'une foule d'enragés déboule de toute part pour venir m'envoyer six pieds sous terre.
Pas le choix, je suis obligée d'être encore un peu ici, à ce que je fais. C'est une question de survie.

J'ai foiré. J'ai pas atteint ma cible.
Il ne me reste qu'à sauver ma peau, s'il en est encore temps.

Approchez que je vous tranche !
Je les attends, arme en main et rire de hyène... rire de haine.
Cette haine vissée au tripe depuis la plus "tendre" enfance. Une plaie qui bouffe la vie autant qu'elle la préserve. La rage de vivre, comme une source d'énergie inépuisable ou presque. On se sent tellement plus puissant en colère, presque invincible. Une illusion pour ne pas voir la peine, ignorer le désespoir.
La haine pour ne rien voir, ne rien entendre, pouvoir frapper encore et toujours comme un sourd. Parce que c'est ça le but, détruire ce qui doit l'être. Au fond, la méthode importe peu.

Mais là, j'ai trouvé un but plus important : survivre. La dernière chose à ne pas foirer.
Et si je me contente de craindre pour ma vie, ça ne suffit pas. Je vivrais si eux périssent.
Approchez bande rats !

- NON ! NE LA TOUCHEZ PAS ..

Quoi ?
Les gens s'arrêtent...
Il a vraiment dis ça ?
Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il fout ?
Et eux, ils l'écoutent ?

- Elle mérite plus que vous tous ici, le droit de vivre. Si j'en vois un qui s'approche d'elle et qui essaye de lui faire quoi que se soit, je lui pète personnellement les dents, je me suis bien fait comprendre au moins ?

Il... il m'épargne ? Il me sauve la vie ?
Et ils ne vont pas me faire de mal, non pas parce que je suis assez hargneuse pour les en empêcher mais parce qu'il le leur interdit ?
Parce que je le mérite ?

J'y crois pas... comme s'il suffisait de le mériter... non, vraiment...
et pourtant...

La foule se retire. Je n'aurais pas à me battre. On m'évite un combat qui était sans doute perdu d'avance. Ils étaient si nombreux et moi si faible...
Je suis exténuée, mais je n'ai pas bougé, la dague tenue toujours aussi fermement, comme s'ils pouvaient revenir à tout moment. Commet si ce n'était qu'un mensonge pour me faire espérer que je pouvais m'en sortir comme ça.
Mais non, ils s'en vont vraiment.

Ce n'est que quand les derniers quittent la rue que ma main tremblante laisse tomber la dague sur le bitume.

Il me laisse là, avec ces mots :

- T'es libre, vous moi le camp maintenant.

Libre ? Mais mon connard, libre, on ne l'ai jamais. Ce n'est qu'un doux rêve, une utopie. Ça n'existe pas. Toi, tu retournes dans ton trou à rat, enchainé à ta vie de parasite et la prochaine fois que je te croise, il faudra encore que je te fasse la peau.
Et moi, je suis libre de quoi ? De rentrer chez moi ? De me trainer sur une jambe pour repartir ? après avoir échoué ? Après avoir été épargné par mon pire ennemi ?
Je suis libre de rentrer, me refaire une santé et après ? Après, encore et toujours le même manège, retour à ma vie de chien, celle où je risque ma vie pour tuer des gens comme toi... des gens qui m'épargnent...

J'y crois pas... comment ne pas rire dans une situation pareil ?
Il m'a fait une fleur, lui, un putain de rebelle. Alors qu'il lui suffisait de laisser faire. J'étais foutu, il n'avait même pas à lever le petit doigt pour être débarrassé de moi. Et ca, tout en sachant que je veux qu'il crève et rien d'autre, que je n'existe que pour l'anéantir, lui et les siens.
Le genre de chose qu'il serait stupide d'espérer et même ne serait-ce que d'y penser.
Et il l'a fait...
... parce que je mérite de vivre. Pour une fois qu'on le reconnait...

Je me suis toujours donné tant de mal et je... je suis fatiguée.

Il pleut des cordes maintenant.
Je dois rentrer.
Je me traine jusqu'à un mur, y prend appui et serre les dents pour me relever.
Ça va être long pour rentrer comme ça, on longeant les murs.

C'est juste pour m'éloigner de cette rue. Après j'appellerais du secours.
...
J'aurais du appeler du renfort. Putain qu'elle conne ! Pourquoi j'y ai pas pensé avant ?
J'ai vraiment besoin de repos.

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Jeu 28 Oct 2010 - 22:04

19. La quatrième catégorie comprend les hommes d'État ambitieux et les libéraux de toute nuance. Il est permis de conspirer en leur compagnie et selon leur programme, en faisant semblant de leur obéir aveuglément, tandis qu'en réalité on les asservit, on s'empare de leurs secrets, on les compromet définitivement, afin de leur couper la retraite et jeter le trouble dans l'État par leur entremise.

Remords profond dans l'air, est ce qu'il avait fait le bon choix en acceptant de la laisser filer comme ça ? Une demi-seconde de mauvaise réflexion et c'est tout qui fini par se casser la gueule. Mais au fond de lui même, il savait qu'il avait pris la bonne décision, il ne pouvait pas se permettre de tuer son meilleur ennemi, ça n'aurait pas été correct, surtout de cette façon.
Alors elle commence à s'éloigner, chancelante, accoler au mur pour ne pas tomber et se vautrer par terre. C'est marrant d'un côté et de l'autre, ça fait presque peine à voir. Il regarde les gars autour de lui et leur fait un signe de la tête, un simple geste qui annonce et veut tout dire. Ils commencent par s'avancer vers elle, le premier la plaque contre le mur et la menotte, le second la dépouille de tout ce qu'elle a sur lui et le troisième, la porte sur son épaule comme un vulgaire sac de patates. Rapide, simple et réellement efficace, ils n'avaient plus qu'a disparaitre, car les premières sirènes commençaient à retentir pas très loin d'ici. Ils lui prirent son foulard, pour lui bander les yeux, histoire qu'elle ne puisse rien voir du tout ..


- Mesure de précaution, on ne peut pas se permettre de dévoiler où on vie quand même. Enfin si, certains de vos pourris devraient venir y passer une journée, on finirait par bien se marrer ..

Le début de la descente aux enfers avait commencé doucement. Ils s'étaient tellement enterré sous terre, que ça en devenait presque lassant. Il fallait traverser des conduites, des grilles, donner des mots de passe, montrer qu'on avait bien une anomalie physique etc etc .. C'est que leur morceau de merde dans les égout, ils y tenaient plus que tout, avant toute chose d'ailleurs ! Une fois toutes ces merdes passé, ils arrivèrent enfin, dans ce que certains appelaient de manière ironique, la " porcherie ". Mais les gens qui y vivaient s'en foutaient réellement, quand il faut vivre, on fait comme on peut. Une sorte de seconde ville se trouvait ici et on trouvait de tout pour avoir une vie comme celle que l'on pouvait avoir avant : Musiques diverses, oeuvres d'art, bibliothèques géantes, cinéma etc etc .. Un vrai monde à part, un peu à l'écart mais qui malgré tout, faisait son possible pour ne pas rompre une forme de vie. Sur les murs, des inscriptions diverses et variés, allant de " Morts aux vaches et à l'Etat " à des envolés lyriques diverses, pleines de joies, d'optimisme et de pensée révolutionnaire. Il n'y avait aucune règle ici bas, ils décidaient eux même de se donner de quoi vivre, collectivement. Une chimère sans doute, Guinea savait que si la dictature disparaitrait, la démocratie reviendrait et serait sans doute pire que le régime actuel, mais en disant que la dictature c'est pas bien. Bref .. un autre signe fut fait, ils venaient de lui retirer son bandeau et il la firent s'asseoir dans un coin où un médecin, assez jeune, commença à examiner sa jambe

- Guinea, je reconnais ton travail de précision encore une fois. Un peu plus, et elle ne pouvait plus utiliser sa jambe. Sinon, c'est qui cette personne ?

- Une NOD je crois, enfin j'en ai rien à foutre pour tout te dire. Je t'en avais déjà parlé, elle avait voulu me faire la peau déjà, mais je voulais pas me laisser faire. Alors j'suis bon prince, je la remet sur pied et on la relâche juste après. Et en même temps, elle pourra dire qu'on est des mecs super organisé, qu'on a des médecins, de l'eau courante, de l'électricité et qu'on vie quand même très bien, sans Etat, sans lois et toutes ces conneries.

Car sur le mur juste en face, avait été marqué en rouge et noir " L'ANARCHIE, C'EST JE " pour bien marquer ce qu'il venait de dire, il me montra du doigt, pour que ça reste bien gravé dans les mémoires. Les autres finirent par partir, ils ne restait plus que lui, elle et le jeune médecin, qui lui préparait un pansement et des médicament, bien comme il le fallait, pour qu'elle n'est plus mal. Pour Guinea, ça pouvait attendre, la balle n'avait fait que traverser, il n'était qu'à sa 33 eme blessure, tout au moins. Il pencha sa tête vers Hyena, qui semblait encore pensive :

- Alors, ton avis sur la porcherie ?

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Ven 29 Oct 2010 - 1:01

Hein ??
Non mais c'est pas vrai ?!!

libre libre libre... mon cul oui !!
Et c'est toujours quand je fini par être assez bête pour y croire qu'on vient me prouver que j'avais raison. Et dans ce cas précis, j'aime pas avoir raison.

C'est toujours quand on pense avoir un espoir, qu'on baisse un peu sa garde, qu'il y a quelqu'un pour vous foutre encore plus dans la merde.

Non contente d'avoir échoué, d'avoir été humiliée par toute une horde de rats et de me trainée blessée le long d'un mur sous la pluie, il faut aussi que je me fasse capturer.
J'ai même pas le temps de me débattre. J'ai juste un peu grogné, un peu pesté, mais ça ne m'a pas empêchée de finir menottée et embarquer comme un sac à patate.

Et en plus ils m'enlèvent mon masque pour me le foutre sur les yeux !
Mais à quoi bon... qu'est-ce que je peux bien faire à part rire ? Mais c'est pas drôle et je fais même pas exprès. Ça fait rien, au point où j'en suis, je m'en tape. Quand je me marre au moins ça me fait du bruit dans ma tête et comme ça je pense moins à la merde qui m'attend. Parce que c'est sûr, parti comme ça, j'ai pas fini d'en chier.


Plus on avance (enfin surtout eux, parce que moi, j'avance pas vraiment, je me fait juste trimballer) et plus ça pue.
Ok c'est bon, je sais où on est : chez eux.


Quand on arrive enfin au fin fond du trou des chiottes, ils me posent quelque part et m'enlève enfin mon masque de la tronche. Et là je vois un type qui regarde ma plaie et qui cause avec l'autre saloperie de rat que j'aurais du avoir tué depuis longtemps. Si seulement j'avais bien tout fait comme il faut sans faire des erreurs aussi bêtes.
Mais maintenant, vu où je suis et l'état dans lequel j'y suis, ce n'est plus trop le moment de faire comme il faut.

Si.
Je vais bien me taire comme il faut.
Déjà, je ne ris même plus.

Il est bien gentil son ptit toubib de me soigner la cuisse. Mais il a pas trop intérêt à s'attarder. Est-ce qu'il voit à ma façon de le regarder que je lui boufferais ça petite gueule d'infirmier ?
J'ai les deux mains menottées et pas de masque pour cacher mon rictus. Donc c'est simple, s'il passe trop près je mord. On se défend comme on peut...

Et l'autre pie qui me demande mon avis sur sa "porcherie"... Il croit vraiment que je vais lui faire la causette ? Compte là dessus, mon con. J'ai rien à te dire.
Et puis c'est pourquoi qu'il m'a amené ici ? Me torturer, me tuer, me violer et me faire parler (peut-être pas dans cet ordre là) ?

Je prendrais bien un ptit cacheton. Je pense que ce serait nécessaire pour me remettre les idées en place. Avec la fatigue, les nerfs tout ça, je commence à bien partir en couille. Je me sent distraite déjà. C'est pas bon signe, quand je met comme ça à tantôt fixer le vide, tantôt regarder n'importe quoi autour de moi, comme cette bande de sparadrap que j'irais bien lui caler au font de la gorge.

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Dernière édition par Hyena le Sam 30 Oct 2010 - 2:11, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Ven 29 Oct 2010 - 21:08

20. La cinquième catégorie comprend les doctrinaires, les conspirateurs et les révolutionnaires, se livrant à des vaines palabres dans les cercles politiques et dans leurs écrits. Il faut sans cesse les pousser, les entraîner, les obligeant à faire des déclarations concrètes et dangereuses, dont le résultat sera la faillite définitive de la majorité et l'éducation révolutionnaire de quelques-uns.

T'as raison, fermes la c'est ce que tu as de mieux à faire sans doute ma grande, on ne sait pas comment certains pourraient accepter ta présence ici. Plusieurs personnes passaient assez rapidement, certaines chargés de boites, d'habits divers, de journaux clandestins, de bombes de peintures etc etc .. mais assez bizarrement, peu se souciaient de voir une NOD parmi eux, ils se contentaient simplement de faire les choses comme d'habitude, comme si tout était parfaitement normal. Seulement au bout de quelques minutes, un groupes de jeunes keupons s'arrêta et l'un deux pointa du doigt Hyena et se précipita vers sa direction, sans doute énervé ou une attitude dans le genre :

- C'est elle, c'est elle qui a tué mes parents il y a deux ans, je vais me la faire, laissez moi lui faire la peau, elle va souffrir.

Il sortit un couteau et se jeta vers elle, Guinea rapide se redressa malgré sa jambe blessé et tel un mur, arrêta net celui qui allait essayer de la poignarder. Un vrai mur, il ne bougea pas et le fixa droit dans les yeux, lui enlevant son couteau des mains, l'autre ne semblait pas comprendre, il colla son front au sien et lui lança un regarde plein de haine et de dédain, et clama qu'il était sans doute un sale vendu. Il le poussa légèrement et Guiea, à bout de nerf aujourd'hui, lui allongea une droite mémorable et énorme, qui le fit s'étaler par terre. Il grogna en serrant les dents, puis s'exclama :

- Je m'en branle de vos avis de merdeux gauchistes soif de revanche de true rebelle. Rien à foutre de vos vendettas personnel, on a tous perdu des proches ici et c'est pas le moment et l'heure de vouloir jouer les héros. Personne ne la touchera, personne ne posera sa main sur elle .. Il n'y a que moi qui m'abroge le droit de le faire et ça commence dès maintenant. Si y a d'autres amateurs pas content, qu'ils y viennent, on va s'expliquer.

Il se retourna et arracha des mains le bandage que tenait le médecin et pansa lui même la plaie de Hyena, faisant un plusieurs tour complet et pris dans un petit tube deux trois cachets contre la douleur qu'il déposa dans sa main en la regardant, sans rien dire de plus. Il se redressa et lui fit un signe de la tête comme pour le suivre, ce qu'elle fit, bien qu'elle en avait pas vraiment envie et de toute manière, elle savait qu'elle finirait en morceau si elle le suivait pas. Il attendit qu'elle se décide enfin et ils marchèrent tout droit, dans un petit tunnel à peine éclairé, tandis que certains palabraient au fond de ce tunnel, riait et jouait au carte. L'un d'eux leva le poing au passage de Guinea et celui-ci lui fit un signe amical de la main, avant de bifurquer sur la gauche, sur une salle assez grande, composé d'une table, d'une chaise et d'un lit au fond.

- Home sweet home comme dirait l'autre enculé ..

Il alla s'asseoir sur la table, laissant ses pieds retombé sur la chaise et lui fit signe d'aller se poser sur le lit, sans rien dire de plus. Il sortit de sa poche son paquet de cigarette, il s'en alluma une puis, machinalement, il lui en proposa une, en lui tendant le paquet :

- J'aurais jamais cru défendre un NOD de toute ma vie ..

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Ven 29 Oct 2010 - 23:57

Je le suis. Qu'est-ce que je peux faire d'autre ?

Le monde est ptit. Ou alors ils sont tous parents, ces rats dégénérés. Ou peut-être que j'en ai déjà refroidit tellement qu'ils ont tous un parent trépassé par mes soins.
C'est presque flatteur que l'autre sauvage m'est reconnu. Moi je ne le connais pas. Une gueule de rat en vaut bien une autre. Ils font tous aussi bien "couic".
A part lui, Guinea, roi des rats. Est-ce que tout le monde ici s'écrase devant lui ou c'est juste ce merdeux qui est pas assez malin pour lui enfoncer son couteau dans le bide ? Remarque, je vais pas m'en plaindre parce qu'après lui, j'aurais été la suivante.

Alors évidement que je le suis.
Si je suis encore en vie, c'est parce qu'il y tient, sans quoi nombre de ses petits copains se feraient une joie de me régler mon compte une bonne fois pour toute et ils auraient raison.

Vous pensez que je devrais le remercier ? Ben voyons. S'il me garde en vie, ce n'est surement pas par charité. Il veut peut-être me torturer personnellement avant de m'achever de ses mains.
Ça doit être un sacré sadique, un pervers, pour se donner la peine de me soigner ma plaie avant. Si ça se trouve il a fait ça juste pour me toucher la cuisse. Mais j'ai pas bronché.

Je le suis comme ça, sans rien dire jusqu'à ce qui semble être son trou à rat perso, sa piaule si on peut appeler ça comme ça.

J'aurais du avaler les cachets qu'il m'a donné. J'ai mal à force de marcher pour le suivre. Au lieu de ça, je les ais gardé dans ma main, comme un caprice, un refus stupide juste pour dire que je ne veux pas faire ce qu'il attend de moi. Stupide orgueil. Qu'elle crétine ! putain ça fait un mal de chien rien qu'en restant debout.
Pourtant, quand il me fait signe de me mettre sur son lit, j'hésite... pourquoi le lit ? Il y a une chaise, ça ne sert pas juste à poser les pieds dessus. Pour mieux me reposer peut-être, que je me remette vite de ma blessure ? Et il va sans doute me chanter une berceuse aussi pour que je puisse faire la sieste. Bizarrement, quelque chose me dit que c'est pas pour ça et que je n'aimerais pas savoir.

Finalement, je me pose surement trop de questions. J'ai mal et je gaspille mon énergie à souffrir debout. Alors je m'assois sur le lit et avale les cachets en même tant que ma fierté inutile.

Je ne suis pas chez moi ici. Tant qu'il ne me touche pas, je fais mieux de filer droit. En plus c'est un truc que j'ai très bien appris à faire, être docile. Alors autant faire bien sagement ce qu'il me dit de faire, me soumettre pour mieux le niquer à la première occasion.

Il me propose une clope ? Comme c'est aimable. Mais je ne fume pas. Ça sert à rien et ça pue. C'est pas propre. J'y toucherais pas à sa merde, à part éventuellement pour la lui coller dans l'œil. Mais pas maintenant. Tant qu'il reste là où il est, je reste sage, j'économise mes forces.

- J'aurais jamais cru défendre un NOD de toute ma vie ..

Ça m'a fait sourire ce qu'il a dit, mais surement pas par sympathie.
Bravo ! Tu es un héros. Je pourrais applaudir, mais ce serait gaspiller mon énergie autant que ta salive, et puis certainement pas très pratique avec les menottes. A part ça, j'adore ton hospitalité !

Pfff ! et voilà que je me marre encore. Juste un peu, pas très fort, mais ça fait vraiment pas sérieux.
Je pourrais me foutre ouvertement de sa gueule, mais c'est pas comme si je le faisais exprès. Je ne sais même pas pourquoi je ris. D'ailleurs, j'essaie d'arrêter, il pourrait le prendre de travers et décider de me faire taire ou pire.
Faudrait vraiment que j'arrête de glousser.


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Dernière édition par Hyena le Dim 31 Oct 2010 - 20:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Dim 31 Oct 2010 - 17:06

21. La sixième catégorie, fort importante, comprend les femmes, qu'il faut diviser en trois sous-catégories : les unes légères, stupides et sans âme, dont on pourra user de même que de la troisième et de la quatrième catégorie des hommes; les autres — passionnées, dévouées, mais n'étant pas des nôtres, parce qu'elles n'ont pas encore élaboré une conception réelle, pratique et sans phrases de la cause révolutionnaire. Il faudra en tirer parti de même que des hommes de la cinquième catégorie. Enfin, les femmes qui sont entièrement des nôtres, c'est à dire pleinement initiées et ayant accepté l'ensemble de notre programme. Celles-ci sont nos camarades, et nous devons les envisager comme notre plus précieux trésor, car nous ne saurions nous en passer.
Bon d'accord, continues donc de faire ta tête de mule, si ça te fait tellement plaisir. Il range son paquet de cigarette et s'allume celle qu'il a sur le bec, crachant lentement la fumée par le nez, avant de poser le tout sur le bureau et de prendre un dossier qui était posé juste à côté. Il l'ouvre et commence à le feuilleter rapidement, lui lançant des regards de temps à autre, mordillant légèrement le bout de sa cigarette, l'air pensif et à la fois ailleurs du moment présent.

- Intéressant ..

Dit-il en tournant une page du dit dossier. Il tirait un peu plus sur sa cigarette, ses yeux étaient commence aspiré parce qu'il voyait et ce qu'il lisait. Il s'arrêta à un moment, et il sortit d'une pochette plastique une série de photo qu'il regarda longuement, et fit une petite mine, genre il était fier d'elle et la regarda, lui montrant une des photos issu de la collection faite :

- C'est que t'es photogénique en fait, surtout quand tu tues des gosses. C'était pas trop dur ? Ils ne criaient pas trop ?

Il rangea la photo sans attendre son avis, sans attendre qu'elle dise quoi que ce soit, ou qu'elle bouge, qu'elle proteste. Il remis le dossier juste à côté de lui et fini rapidement sa cigarette, avant de se laisser glisser de la table et de faire quelques pas dans la pièce, regardant par le soupirail, la nuit s'installer doucement. Super et maintenant ? Il allait faire quoi ? Il allait la tuer, la pendre, la faire juger, exposer son cadavre ? Toutes ces questions qu'il ne s'était jamais posé, elle venait se poser à lui dès maintenant. il soupira légèrement en passant une main dans ses cheveux et se retourne brusquement, sortit un trousseau de clé de la poche de son veston et se pencha au dessus d'elle pour lui libérer les mains. Il rangea le trousseau de nouveau dans son veston et tout en la regardant, frappa légèrement la porte, quelqu'un apparu, il lui parla dans une langue qu'elle ne pouvait pas comprendre : L'Espéranto. Ils avaient décidé de faire en sorte d'avoir un langage à eux, un langage universel pour tous les rebelles de l'Europe et bientôt du monde entier. Ils parlèrent quelques instants et il referma la porte, avant d'aller se rasseoir sur sa table

- Ils sont entrain de remuer ciel et terre pour te retrouver la haut. Ils sont entrain de questionner tout le monde, sans doute d'en battre certains à mort ? Dis moi sincèrement, t'as vie elle vaut quoi pour eux ? Sans doute beaucoup .. et pour nous ? Sans doute beaucoup moins, voir rien. Si je te lâche la dehors, y en a qui te tueront juste par plaisir et ça, je ne peux pas me le permettre. C'est pour ça que tu seras libre de tes mouvements d'ici 30 minutes. Satisfaite ?

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Dim 31 Oct 2010 - 21:48

C'est quoi toute cette paperasse ? Et qu'est-ce qu'il a me regarder comme ça ? Il veut ma photo ? Ah bah non, il l'a déjà, l'enfoiré.
Qui l'a prise ? Il en a d'autres comme ça ? Pourquoi ils font ça ? Pour avoir des preuves ? Ils ont besoin de ça pour me déclarer coupable ? On le sait que je suis méchante, pas besoin de photos, elle servent à rien.

Bouh, vilaine Hyena qui a tué les pauvres petits nenfants ! Il cherche quoi ? A me faire culpabiliser ? C'est eux qui devraient avoir honte de faire des gosses dans des conditions pareilles. Ça se reproduit comme des lapins et après ça se plaint quand on en flingue un ou deux. Ils en referont d'autres de toute façon. D'autres parasites qui grandiront dans leur merde et apprendront à devenir de vrais saloperies comme celle que j'ai en face de moi.
De la vermine.
Et puis j'aime pas les mômes. Ça chiale, ça fait du bruit et en plus c'est pas aussi gentil qu'on le croit. Non franchement, les enfants je vois pas ce que ça a de mignon. En plus ça sert à rien d'autre qu'à rendre fou les adultes.
Tuer un vieux, c'est mal, mais alors tuer un enfant c'est intolérable, ça les met dans des états pas possibles. Les morveux, c'est sacré, allez savoir pourquoi.
Je ne les supporte pas. Ces larves me dégoutent. Et puis je n'ai fait que mon travail.

Alors à sa question pour savoir si ce n'était pas trop dur comme besogne, je me contente de hausser les épaules. C'était normal, mon travail, rien de plus. Je n'ai fait qu'éliminer les mauvaises graines avant qu'elles ne deviennent du chiendent.

Et l'autre qui se met à remuer. Je ne le quitte pas des yeux.
Il s'approche.
Fait gaffe à ce que tu fais ! C'est pas parce que j'ai des menottes que je ne me défendrais pas. Au moindre geste de travers, je lui éclate sa sale gueule de rat !
La tension monte quand il se penche vers moi. Mais... il me détache les menottes ? Pourquoi ? A quoi il joue ?

Et voilà un de ses potes avec qui il baragouine des trucs dans une langue que je connais pas. Est-ce qu'ils sont en train de discuter de mon sort ? A savoir s'ils m'achèvent tout de suite ou s'ils me torturent avant ? Ou pire ? Qu'est-ce qu'ils complotent ?
Mais pourquoi m'avoir détaché ?
Ce type est un vrai taré. Va savoir qu'elle idée perverse est en train murir dans son crâne pourri. Il veut encore se battre et a préféré me détacher pour que ce soit plus intéressant ? peut-être qu'il aime ça, que je lui fasse mal.
En tout cas, il agit bien bizarrement.

Son copain est reparti et lui, il est retourné à sa place, sur la table avant de se remettre à me parler, comme si je n'étais pas sa prisonnière.

J'ai du mal à croire ce qu'il dit. Ils se donnent vraiment tant de peine, là haut, pour me retrouver ? Il en rajouterait pas un tout ptit peu ? Comme s'ils tenaient à moi...
Ma vie pour eux, elle ne vaut pas plus que celle d'un chien. Un chien qu'ils ont bien dressé, mais je ne suis pas irremplaçable. En plus ils peuvent pas me blairer. Ça doit surtout être par principe qu'ils cherchent à me récupérer ou peut-être de peur que je parle sous la torture.
Encore que ça coûte cher la formation d'un NOD. Ils veulent récupérer leur bien, rien de plus. Mais ça, il n'a pas besoin de le savoir.

Finalement on pourrait même croire que je vaux plus pour lui que pour eux.
Pourquoi il se donne tant de mal ? Pourquoi il ne pourrait pas se permettre qu'on me tue si c'est même pas pour me buter lui-même ? Qu'est-ce que ça peut lui foutre que je crève dehors ?

Je ne comprend pas.
Tout à l'heure, il voulait me découpée en morceau avec son couteau et maintenant il me garde ici mais pour me protéger des siens.

Et moi je peux pas m'empêcher de ricaner en regardant mes poignets libres.
J'en sais rien, de si je suis satisfaite ou pas. Je comprend que dalle. Et j'en ai marre de cette histoire et marre de rire pour rien. Je suis fatiguée.

Je cherche mon tube de cacheton dans ma poche... dans mes poches... merde ! il est pas là. Les autres rats me l'ont pris avec le reste, juste avant de m'embarquer comme un sac. Et je me met à rire plus fort. Ce rire qui tort les tripes et qui secoue les côtes, presque douloureux.
Il me faut mes putains de médocs ou je pète un câble.

Mais si ce qu'il dit est vrai, dans 30 minutes je serais libre de rentrer chez moi pour prendre ma dose, donc pas de quoi stresser. Je peux bien patienter 30 petites minutes.
... s'il dit vrai... il m'a déjà fait le coup juste avant de m'embarquer. "T'es libre" qu'il disait. Je ne peux pas m'y fier.
Si ça trouve dans deux minutes il m'assomme à coup de chaise ou je ne sais quoi. D'ailleurs, il a toujours son couteau sur lui ?

Et merde, j'avale de travers en me marrant. Ça fait tousser.
J'essaie de respirer profondément pour arriver à me calmer un peu, avant d'essayer de savoir ce qu'il a derrière la tête :

-Pourquoi tu te donnes tant de mal ? Pour que je puisse continuer à égorger des enfants ?


Si seulement je pouvais récupérer mes médocs, j'aurais peut-être moins de mal à comprendre. Je peux pas me concentrer quand je suis en manque.
J'aimerais bien aussi qu'on me rende mon masque. Il a du rester dans la pièce où il m'a soigné. J'aime pas qu'on voit ma gueule quand je me fend la poire. Ça fout mal à l'aise.

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Dim 31 Oct 2010 - 22:52

22. La Confrérie n'a pas d'autre but que l'entière libération et le bonheur du peuple - c'est-à-dire des travailleurs. Mais convaincue que cette libération et ce bonheur ne sont possibles qu'au moyen d'une révolution populaire qui balayerait tout sur son passage, la Confrérie contribuera de toutes ses forces et de toutes ses ressources au développement et à l'extension des souffrances qui épuiseront la patience du peuple et le pousseront à un soulèvement général.
C'est que à force elle devenait vraiment chiante à rire comme une conne toutes les cinq minutes. Il voulait bien rester tranquille et faire comme si il ne voyait rien à ce qui se passait, mais faut pas le prendre pour un con fini non plus, il sait très bien ce qui est entrain de se passer, faut pas le prendre pour ce qu'il n'est pas. Il gueule un bon coup, pour que le mec d'avant revienne, il se retourne un court instant et parle, toujours dans cette lanfue incompréhensible, mais qui était quand même bien pratique.

- Trovi .. Aĵoj .. Dolora .. Rapida

Elle ne pouvait comprendre que les mots importants, c'était bien trop complexe pour quelqu'un qui n'en avait pas l'habitude. Il fit un signe pour que ce qu'il voulait sois fait et il se leva de la table une nouvelle fois et regarda une carte qui avait été posé sur le mur, sans doute une carte de toute la ville. Il la regarda longuement, dans un silence assez profond, attendant le retour de ce qu'il avait ordonné de faire. Oh non ce n'est pas un calvaire et non ce n'est pas fait exprès, mais disons qu'il a bien voulu - malgré lui, endosser le rôle de celui qui mène un peu, qui essaye de maintenir un semblant d'ordre et d'organisation dans tout ce dédale de merde et de poussière. Quelques minutes plus tard, il revint enfin, chargé de tous ce qu'on avait pu prendre à Hyena, il le posa sur la table, lui lança un rapide regard, salua Guinea et sortit comme si il n'était jamais rentré. Guinea tendit le bras vers la table, pris un tube contenant des médicaments, son fouloir et lança le tout à Hyena, pour qu'elle se calme un peu. Tout le reste lui serait rendu bien évidemment.

- On ne peux pas te tuer tout de suite, tu serviras d'exemples, dans les temps prochains. Il faudra bien faire des grands procès spectacles, quelques fusillés pour l'exemple. T'as de la chance, t'en feras partie.

Il ouvrit un des tiroirs de l'étagère juste à côté du lit et en sortit une poignée de papiers, sans doute des tracts qu'il posa sur la table assez lourdement, donnant un coup de coude à tous les objets persos de Hyena. Il fit un tas, jolie, vraiment bien comme il le fallait, rien ne dépassait, que dalle, de la pure précision comme on en faisait plus. Il pris une profonde inspiration et ferma les yeux quelques instants, sans doute un peu chamboulé de la journée qu'il venait de passé. Il sortit son couteau et le planta dans la pile de tract, d'un seul coup, sans crier gare .. le coup résonna dans toute la pièce, il serra le couteau de toutes ses forces et fini par le ranger là où il l'avait sortie.

- On a fait des listes, ces listes comporte toutes les personnes à éliminer, à traquer, à tuer pour le bien de la Révolution. Au moment où je te parle, certains de nos hommes et femmes, infiltrent déjà vos organisations, vos hiérarchies, collectent des informations. Tout ce qui vous fait bander, on le connait désormais .. Mais en ce qui concerne ton cas, sache que je continuerais de te traquer et que à la fin, je te tuerais. Considère que je te laisse le temps de te remettre sur pied, j'aime pas battre mes adversaires quand ils sont faible et à ma merci.

La porte venait de s'ouvrir brusquement, plusieurs personnes armés attendaient dehors. Il fit un signe à Hyena, pour lui dire de se lever, elle pouvait enfin partir.

- Nous allons te faire sortir, mais comme à notre habitude, tu auras les yeux bandés. Question de précaution, ne t'inquiète pas.

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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Lun 1 Nov 2010 - 1:46

Mes médocs ! Mon masque ! enfin
Si tôt le tube en main, j'en sort un cachet et l'avale, puis je remet le masque à sa place qu'il n'aurait jamais dû quitter.

Il a fait vite, comme s'il savait exactement de quoi j'avais besoin et sans que j'ai à réclamer quoi que ce soit. Il est peut-être pas si con qu'il en a l'air.

Par contre, je ne suis pas trop d'accord avec ses projets. Nan, ça me dit rien de me faire fusiller, même pour donner l'exemple. Non merci, sans façon.
Enfin je savais bien que c'était pas juste pour être gentil qu'il me gardait en vie.

Ça doit le faire chier d'ailleurs. C'est pour ça qu'il plante son couteau dans son tas de papiers ? Un geste de colère.
Au moins comme ça, je suis sûre d'une chose : il a toujours son couteau sur lui. J'ai bien vu où il l'a rangé.
Je n'ai même pas sursauté quand il l'a sorti, signe que le cachet commence déjà à faire effet. C'est reposant.

Alors voilà donc ce qu'il prévoit : me relâcher pour mieux me traquer. Ce serait tellement plus simple d'en finir maintenant. Mais non, monsieur ne veut pas porter le coup de grâce quand il a son adversaire à sa portée. Mais alors quand le fait-il ? S'il épargne ses ennemis à chaque fois qu'il les blesse, il n'a pas intérêt à rater son coup. Moi je ne le raterais pas, qu'il soit faible ou pas.
D'ailleurs, si je savais comment sortir d'ici en un seul morceau et sans son aide, je serais déjà en train de chercher à le buter. Je n'ai plus d'arme sur moi, mais je suis une arme. Et c'est pas ma blessure qui m'empêcherait de l'étrangler. Faudrait juste arriver à le désarmer avant. Mais peu importe, je ne peux rien faire dans cette situation. Si je recommence à l'attaque je risque de ne plus pouvoir sortir d'ici.
La prochaine occasion, il peut être sûr que je ne la laisserais pas filer. Il n'a pas intérêt à être seul quand il me ramènera à la surface.

Tient d'ailleurs, voilà sa bande qui déboule, armée qui plus est.
Je n'ai toujours rien à dire. J'accepte de me faire bander les yeux, que je puisse me barrer d'ici au plus vite. J'aime pas rester seule avec ce dingue dans la même pièce, surtout si je ne peux même pas lui faire la peau.


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MessageSujet: Re: embusquée devant la souricière    Dim 7 Nov 2010 - 20:01

24. Aussi, la Confrérie n'a nulle intention d'imposer au peuple une organisation venant d'en haut. La future organisation sera sans aucun doute élaborée par le mouvement et la vie populaire elle-même — mais c'est là l'affaire des générations futures. Notre oeuvre à nous est une destruction terrible, entière, générale et implacable.
Il lui rebande les yeux et ils recommencent leur petit manège pour la ramener à la surface. Ils sortent rapidement vers la surface, au pas de cours, des bruits de foules se font entendre, ainsi que des bruits de pas de plus en plus proche et cadencé. Manquerait plus qu'ils lancent des grenades, qu'ils fassent un siège et ce serait magnifique, mais faut pas abuser non plus. On lui avait filé un fusil, vieille antiquité qui tirait une fois sur trente si on était gentil avec elle. Le long tunnel ne semblait pas finir, pourtant il ne fallait pas s'arrêter en si bon chemin, sinon c'était la mort, ou sans doute pire. Il aurait pu la finir maintenant, tout de suite, ne pas se dire qu'il allait devoir la retrouver une nouvelle fois et que ce serait de nouveau parti pour un tour. Tentant n'est-ce pas ? Oui mais il ne le pouvait pas, il semblait encore avoir trop d'humanité pour vouloir se rabaisser à ce genre de saloperie : Se ne sera pas une vendetta personnel, mais ce sera quelque chose de plus grand, de mieux organisé, d'où un besoin de l'avoir vivant, un peu haché, mais vivant ! Remonter les escaliers, ouvrir une petite trappe et sortir, raser les murs, regarder qu'il n'y a personne, tout une tradition qui se répète de manière plus que naturel. Ils se stoppèrent au coin de la rue, il ne semblait y avoir personne, il lui retirèrent son bandeau, ses menottes et la poussèrent, pour qu'elle parte.

- Tu continues tout droit, puis tu prends la troisième à gauche.

Il lui fit un signe de la tête pour lui dire de partir et fit un autre signe pour ses camarades, leur demandant de se disperser. Il attendit qu'elle fasse quelques pas et tira un coup de feu, pour lui demander d'accélérer le pas, ou alors vouloir attirer du monde dans son coin ? Il ne savait pas lui même. Il cracha par terre, la regarda une dernièrement fois et disparut rapidement derrière son coin de mur, rejoindre les siens et sa vie de rat. Il ouvrit la petite trappe et dans un dernier geste d'orgueil sans doute, cria :

VIVRE ! AIMER ! JOUIR !

Et hop, il disparut rapidement dans son trou ni plus ni moins. Ils allaient se revoir, sans doute, une nouvelle fois, ce n'est que le début de toute manière.


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